Il en coûtera entre 8 et 10 millions $ par mois au consortium Groupe Rideau Transport pour le retard anticipé pour la mise en service du train léger à Ottawa.

Une facture salée pour RTG

Il en coûtera entre 8 et 10 millions $ par mois au consortium Groupe Rideau Transport pour le retard anticipé pour la mise en service du train léger à Ottawa.

C’est du moins ce qu’estime le directeur général de la Ville, Steve Kanellakos, dans un mémo acheminé au conseil municipal mercredi. Rappelant qu’il s’agit d’un contrat à prix fixe, celui-ci précise que l’investissement des contribuables doit être protégé et que l’entrepreneur doit assumer les frais reliés à ce délai supplémentaire de six mois.

Remettre les clés du chantier de La Ligne de la Confédération à la Ville d’Ottawa six mois plus tard que ce que prévoyait l’échéancier de départ, soit au début novembre plutôt qu’à la fin mai, pourrait donc se traduire par une facture minimale variant entre 45 et 55 millions $ pour le consortium.

Les coûts qui découlent de ce retard proviennent, par exemple, du fait que plusieurs autobus seront en service au centre-ville plus longtemps que prévu, de la surveillance du chantier de construction et des fermetures de voies, entre autres.

La facture liée à l’effondrement de la chaussée sur la rue Rideau, qui a entièrement été absorbée par RTG, n’est pas incluse dans ce montant.

La Ville, qui dit être en négociations avec l’entrepreneur sur plusieurs questions dont l’échéancier des prochains paiements d’étape, affirme qu’elle a plusieurs moyens à sa disposition dans le contrat pour s’assurer qu’elle n’assumera aucun risque.

Par exemple, elle retiendra jusqu’en novembre le paiement de la somme de 200 millions $ que recevra RTG lorsqu’il transférera les infrastructures à la municipalité.

M. Kanellakos réitère que la Ville « n’acceptera rien de moins que la livraison d’un réseau de transport en commun de calibre mondial, fiable et sécuritaire ».

Il rappelle aussi que RTG s’expose à une pénalité d’un million $ s’il ne respecte pas la date du 2 novembre pour la mise en disponibilité du service payant.

Un suivi mensuel
Par ailleurs, à la demande du maire Jim Watson et des élus Stephen Blais et Keith Egli, respectivement présidents de la Commission du transport en commun ainsi que des Transports, une mise à jour sur l’avancement des travaux du projet de 2,1 milliards $ aura lieu chaque mois jusqu’à ce que le O-Train transporte ses premiers passagers à la fin de l’automne.

La prochaine aura lieu le 6 mars devant le Comité des finances et du développement économique.