Les paramédics d’Ottawa ont reçu 600 respirateurs d’épuration d’air propulsé au cours des dernières semaines.
Les paramédics d’Ottawa ont reçu 600 respirateurs d’épuration d’air propulsé au cours des dernières semaines.

Une alternative aux masques chirurgicaux pour les paramédics d'Ottawa

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Les résidents d’Ottawa pourraient apercevoir des gens avec un casque ressemblant à celui d’un astronaute au cours des prochaines semaines. Il n’y a pas d’inquiétude à y avoir au sujet de l’atmosphère terrestre, cependant. Il s’agit plutôt du Service des paramédics d’Ottawa et de son alternative écologique aux fameux masques N95 qui demeurent difficiles à acquérir.

Les paramédics d’Ottawa ont reçu 600 respirateurs d’épuration d’air propulsé (REAP) au cours des dernières semaines. Selon l’agent d’information au public du Service des paramécies, André Mollema, l’appareil a été initialement testé pour un accommodement religieux, mais s’est avéré efficace pour protéger ces professionnels de la santé et leurs patients de la COVID-19.

« On a pu voir que c’était une option valable […], c’est là que l’achat de 600 unités s’est fait, raconte M. Mollema. Avec les problèmes d’approvisionnement [des masques N95], ce n’est pas garanti qu’on va toujours pouvoir en recevoir. Si c’était le cas, on ne pourrait pas déployer nos paramédics parce qu’ils ne seraient pas protégés. »

L’agent d’information au public ajoute que le REAP est plus écologique puisqu’il peut être réutilisé, contrairement aux masques chirurgicaux traditionnels. Ils sont nettoyés méticuleusement après chaque quart de travail avant qu’un autre paramédic puisse l’utiliser.

Le casque permet également aux patients de voir le visage complet du paramédical, ce qui sera certainement apprécié des personnes malentendantes qui doivent lire sur les lèvres pour bien comprendre ce qu’on leur dit.

Peu encombrants

André Mollema souligne que le Service des paramédics d’Ottawa a été convaincu par la facilité avec laquelle ce nouvel équipement peut être utilisé.

Quelques secondes suffisent pour enfiler un REAP : on attache l’appareil compact à sa ceinture – dans le bas du dos – et on met le casque sur sa tête.

La machine aspire l’air ambiant et la filtre avant que celle-ci soit envoyée dans le casque afin que le paramédic puisse bien respirer.

« On entend que du bon parce que c’est facile à mettre, tu n’as pas quelque chose devant la bouche et le nez tout le temps et ce n’est pas encombrant non plus », soutient M. Mollema.