Le maire Jim Watson, le député Yasir Naqvi, Édith Dumont et le conseiller Mark Taylor.

Un village urbain unique en son genre

La Société de logement communautaire d'Ottawa (SLCO) a un ambitieux concept dans ses cartons alors qu'elle a récemment fait l'acquisition d'un terrain vacant de près de sept acres situé au coeur du centre-ville. Le projet baptisé Village Gladstone permettra de créer de toutes pièces une communauté mixte où l'on retrouvera entre autres des logements abordables, des espaces verts, des commerces et même une école francophone flambant neuve. 
Acheté au coût de sept millions $ à la suite d'une transaction conclue avec la Société Immobilière du Canada plus tôt ce mois-ci, le site où le projet prendra forme au cours des années à venir se trouve non loin de l'intersection de l'avenue Gladstone et de la rue Preston. Une station du train léger se trouvera à quelques mètres de ce futur village moderne et urbain.
« C'est un projet excitant. Il y a 10 000 personnes en attente pour obtenir un logis social à Ottawa, on reconnaît que c'est trop long pour avoir accès à un logement décent », de dire le maire Jim Watson. 
Pour le président-directeur général de la SLCO, Stéphane Giguère, même si le terrain semble étroit à vue d'oeil, nul doute que tous les éléments souhaités pourront cohabiter sans problème. 
« Il y a plusieurs commodités possibles, par exemple des édifices en hauteur. Les nouvelles constructions sont orientées vers des podiums, par exemple de regrouper des commerces au premier niveau alors que l'on retrouve des espaces à bureau ou des logements aux étages supérieurs. On sait aussi qu'il y a des demandes de familles pour des maisons en rangée. On va écouter la communauté, on va concevoir avec eux ce que sera l'expérience urbaine ici. On veut maximiser l'utilisation de l'espace », affirme-t-il.
Même si le terrain a été acheté et que le projet ira de l'avant, aucun échéancier précis n'a été fixé pour l'instant, si ce n'est que des consultations publiques s'amorceront dans les prochaines semaines et s'échelonneront jusqu'à la fin 2017. Si tout se déroule comme prévu, les pelles mécaniques pourraient s'activer l'an prochain. Le nombre de logements ne sera pas non plus déterminé avant d'avoir pu tâter le pouls des citoyens, indique M. Giguère. 
Les citoyens de demain
L'un des partenaires du projet, le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO), érigera à cet endroit une école élémentaire de 389 élèves, ce qui représente un investissement chiffré à 12 millions $. 
L'ouverture de celle-ci pourrait avoir lieu à temps pour la rentrée scolaire en 2022 car l'organisation a loué pour cinq ans l'immeuble qui abrite présentement l'école Centre-Nord, situé à peine 900 mètres plus loin, au sud de l'autoroute 417. Cette école, rappelons-le, a été ouverte pour accueillir les élèves qui étaient en surplus à l'école Francojeunesse, ce qui avait causé du mécontentement chez les parents et fait couler passablement d'encre l'automne dernier. 
« Cette école-là est temporaire et on avait garanti aux parents qu'on trouverait un autre site de façon permanente. C'est une occasion en or qui se présente pour leur démontrer qu'on était ici pour rester, c'est la zone qu'on visait », indique la présidente du CEPEO, Linda Savard, ajoutant que les besoins pour des écoles publiques francophones sont grandissants au centre-ville.