Le sol où s'est formé le trou géant, vendredi, est plus friable qu'ailleurs sur le tracé du tunnel du train léger.

Un trou géant dans une couche de terre molle

La couche du sol où s'est formé le trou géant, vendredi, au centre-ville d'Ottawa, est plus friable qu'ailleurs sur le même tracé du tunnel du train léger.
La chaussée repose sur un sol composé de calcaire, d'argile et de sable. Puis, à une profondeur de 10 à 15 mètres, se trouve un sous-sol plus stable et plus solide, composé essentiellement de roc.
L'excavatrice, surnommée «Crocodile rouge», creusait depuis mercredi lorsqu'une partie de la rue Waller, près de la rue Laurier, s'est affaissée, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Les autres secteurs où se déroulent les travaux de forage sont plus stables. Il s'agit des accès de la rue Commissioner et du puits central, à l'intersection Queen et Kent. Le tunnel, en ces deux endroits, est plus creux. «Les sols sont différents d'un endroit à l'autre», a expliqué vendredi le directeur des services à la construction de la Ville d'Ottawa, Tim Stewart. Le «Crocodile rouge» ne creuse qu'à une profondeur de cinq mètres, à proximité des rues Waller et Laurier. «Le tunnel, ici, est moins profond, poursuit-il. Nous sommes dans l'interface qui se trouve au-dessus du roc. Dans les deux autres endroits, nous sommes dans le roc solide.»
Kevin Willy, gestionnaire de l'entretien des routes et de la circulation routière de la Ville d'Ottawa, ne prévoit pas de perturbation majeure de la circulation, à moyen terme.
«La signalisation sera toutefois modifiée, dit-il. Nous encourageons les gens à limiter leurs déplacements dans le secteur afin de minimiser les impacts sur la circulation.»
Une fois terminé, le tunnel de 2,5 kilomètres comptera trois stations, soit Lyon, Parlement et Rideau. Les travaux de forage doivent être complétés en 2016.