Le silo Vinette sera protégé à jamais de destruction.

Un parc d'interprétation bientôt aménagé

La Société franco-ontarienne de patrimoine et d'histoire d'Orléans (SFOPHO) peut enfin crier victoire. Non seulement le silo Vinette sera protégé à jamais de destruction, mais un parc d'interprétation sera aménagé sur le site afin de mettre en valeur le patrimoine agricole du secteur.
« Le silo est important parce qu'il est l'un des derniers vestiges du boulevard St-Joseph qui rappelle le patrimoine agricole francophone d'Orléans où, auparavant, il y avait plusieurs fermes », a affirmé la présidente de l'organisme, Nicole Fortier, à la suite d'une cérémonie haute en émotions en raison de la présence de cinq générations des membres de la famille Vinette.
Les efforts de sauvegarde du silo à grains, une structure construite en 1945 par des membres de cette famille pionnière, remontent à 2011.
À l'époque, la SFOPHO, à peine créée, en avait fait son premier cheval de bataille.
« Au début 2011, la Ville avait effectué une consultation pour annoncer un projet domiciliaire à cet endroit. Des citoyens se sont alors inquiétés pour l'avenir du silo. Nous avons communiqué avec Phoenix Homes, propriétaire et promoteur des terres, et ils ont tout de suite compris qu'il était important de conserver le patrimoine. Dès le début, le promoteur voulait tout faire pour protéger le silo », explique Mme Fortier.
Quelques mois plus tard, la Ville d'Ottawa a inscrit le silo Vinette au registre du patrimoine de la municipalité.
Elle avait ensuite entamé des négociations avec Phoenix Homes pour devenir propriétaire du terrain afin d'assurer la survie de la structure.
Analyses du sol et échange de terrains conclus, les deux camps en sont venus à une entente. C'est pour cette raison que l'aboutissement du projet ne s'est officialisé que cette année.
« Le silo Vinette a une importance plus historique que patrimoniale », avance l'archiviste en chef de l'Université d'Ottawa, Michel Prévost, à propos du symbole agricole.
« Pour la plupart des Franco-Ontariens, le patrimoine se limite à la protection des églises, des presbytères, des châteaux et des maisons en pierre et briques. Cette protection est malheureusement très peu étendue au patrimoine agricole, qui est aussi important. »