«C'est choquant, lance Alexandre Mattard-Michaud, président de l'ACFO. Il s'agit d'un règlement qui manque de sensibilité. Les écoles francophones ne sont pas autant nombreuses et il n'est pas rare qu'un élève francophone reste loin de son école.»

Un outil concret pour faire avancer le fait français

Un nouvel outil de référence permettra de soutenir davantage le fait français en Ontario et d'épauler les francophones dans leurs revendications, dont la désignation de bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa.
Le rapport des suivis du Sommet des États généraux de la francophonie d'Ottawa, déposé au conseil d'administration de l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO) récemment, a été rendu public hier.
«Il s'agit d'un outil supplémentaire pour l'ACFO et pour le public en général qui permet d'utiliser une approche méthodologique et soutenue afin de faire avancer les causes qui sont importantes aux francophones - comme la question du bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa», exprime Alexandre Mattard-Michaud, président de l'ACFO d'Ottawa.
Le rapport fait état de l'évolution des travaux menés au cours des deux dernières années par cinq groupes de travail, créés après la tenue du Sommet en 2012. Du nombre, le comité sur le bilinguisme s'est avéré le plus actif, lui qui a tenu 31 rencontres, à raison de trois à quatre heures par session, entre les mois de février 2013 et le mois de mars 2015.
Bilinguisme à Ottawa
Les membres du comité n'ont pas formulé de recommandation précise dans le rapport sauf pour dire que la question du bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa doit devenir un enjeu prioritaire pour l'ACFO Ottawa. Après de longues délibérations, ils sont aussi venus à la conclusion que la province de l'Ontario doit enchâsser la politique actuelle sur le bilinguisme de la municipalité dans une loi provinciale afin d'assurer le changement de statut.
«Nous continuerons à maintenir la pression sur les élus et les sensibiliser pour assurer une continuité», assure M. Mattard-Michaud.
En raison de l'ampleur de la tâche, le comité de bilinguisme poursuivra donc ses activités jusqu'en 2017 «à la demande de la communauté et avec l'appui de l'ACFO d'Ottawa», précise-t-il.
Les rencontres des comités sur le rapprochement, sur l'inclusion et sur la vitalité ont permis de formuler diverses recommandations pour la cause francophone. Celui portant sur la représentation a plutôt rappelé l'importance d'une meilleure représentation française au conseil municipal d'Ottawa, proposant même de développer un plan d'action pour améliorer le recrutement de candidats francophones et francophiles en vue des élections de 2018.
«Nous attendions ce rapport-là pour disposer d'une plate-forme solide. Le but est de standardiser le message et unifier notre position sur les enjeux importants», résume M. Mattard-Michaud.
Jfdugas@ledroit.com