Le candidat à la mairie d’Ottawa, Bruce McConville, discute avec des militants vendredi soir, quelques instants avant de lancer officiellement sa campagne électorale.

Un candidat veut stopper l’étalement urbain

Un candidat à la mairie d’Ottawa promet de mettre un frein à l’étalement urbain s’il est élu aux élections municipales du 22 octobre.

Le territoire de la ville d’Ottawa est énorme. Il englobe l’ensemble des villes d’Edmonton, de Calgary, de Vancouver, de Toronto et de Montréal, et le développement se poursuit à l’Ouest tout comme au Sud et à l’Est.

« Notre ville ne cesse de grossir, tout comme nos infrastructures. Je suis un mécanicien, je suis un rénovateur. Nous n’avons pas les moyens actuellement de maintenir les rues, le réseau d’aqueduc », a lancé Bruce McConville devant quelque 25 militants vendredi soir lors du lancement officiel de sa campagne électorale.

« Les taxes perçues avec l’étalement et les frais de développement ne couvrent pas les coûts pour la ville, et c’est une bonne partie de notre hypothèque, a-t-il ajouté. Notre ville devient trop grosse, et on n’a pas les moyens de l’entretenir ».

Armée du Salut
M. McConville est l’un des douze candidats au poste de premier magistrat d’Ottawa. L’homme, qui est notamment opposé au maire sortant Jim Watson, a encaissé deux défaites comme conseiller aux élections municipales dans Vanier. Il est bien connu des gens du quartier comme coordonnateur de la campagne SOS Vanier contre la venue du mégarefuge de l’Armée du Salut.

M. McConville préfère mettre l’accent sur les logements abordables pour tenter de résoudre les problèmes d’itinérance.

« Si on continue dans cette voie (Armée du Salut), l’erreur sera trop énorme pour être corrigée, et la prospérité de Vanier sera perdue pour les cent prochaines années », a prévenu M. McConville, qui a d’ailleurs accusé l’administration municipale actuelle de régler des dossiers derrière des portes closes.

Quant au projet de train léger dont la date de mise en service a de nouveau été reportée cette semaine, l’homme d’affaires se montre des plus critiques envers l’administration Watson.

« Le délai, selon moi, est l’un des plus importants échecs à l’hôtel de ville. On nous a promis un train à l’heure et respectant les budgets, avec une garantie d’une pénalité d’un million $ par jour pour le consortium s’il ratait l’échéancier. Mais on ne nous avait pas dit qu’il y avait une carte ‘Sortez de prison’ au bas du contrat. Si le consortium avouait qu’il allait être en retard, la pénalité ne s’appliquait plus. Je n’en reviens pas », a déploré M. McConville.