Brendan Mertens a publié une vidéo sur YouTube où il affirme vouloir protéger le quartier Bay des ours.

Un candidat veut protéger son quartier des ours

Un candidat aux élections municipales d'Ottawa s'est particulièrement démarqué cette semaine quand il a déposé sa candidature pour le poste de conseiller dans le quartier Bay. Brendan Mertens veut protéger les citoyens de son quartier... des ours!
«Je veux éliminer le programme de compostage et le remplacer par un programme de surveillance de 24 heures contre les ours», dit l'homme de 29 ans dans une vidéo satirique devenue virale cette semaine.
Le principal intéressé avoue que son oeuvre - et une autre sous une thématique de jeu vidéo où il promet «d'écraser la Pologne» - ne s'avère que des outils «différents» pour se faire connaître parmi les 77 candidats en lice pour un poste de conseiller.
«L'important, c'est d'attirer l'attention des gens. Si je me tiens à un coin de rue et que je remets des dépliants, cela n'a pas l'effet désiré. En fait, ça ne fait qu'agacer les gens. C'est le genre de truc qui parle à ma génération, celle qui croit que sa voix n'est pas entendue», explique l'anglophone qui admet être terrifié par les ours.
Sa vidéo «pro-grizzlys» se veut aussi un moyen de dénoncer les dépenses inutiles de la municipalité. Selon lui, les quelque huit millions de dollars payés en trop depuis 2008 pour la récupération du compost par l'entreprise Orgaworld, comme avancé par le vérificateur général d'Ottawa récemment, en sont un exemple parfait. «Tant qu'à y être, dépensons plutôt pour se protéger des ours...», raisonne-t-il pour souligner le ridicule de l'affaire.
Au-delà de sa campagne dérisoire, le professionnel de la santé propose quand même des positions claires afin de vaincre le conseiller sortant Mark Taylor.
Du nombre, M. Mertens déplore que les taxes sur l'eau potable ne cessent de croître, alors que son quartier est systématiquement aux prises avec des débordements d'égouts après toute pluie diluvienne. Il aimerait aussi que la Ville s'attarde davantage sur des moyens de transport, possiblement sur un prolongement du train léger, pour desservir les résidents du sud de la ville, un secteur où la population est en pleine croissance. La cause du logement social lui tient également à coeur. «J'ai grandi au sein d'une famille pauvre. Je suis un col bleu qui travaille fort et qui n'a pas peur de dire les quatre vérités à quelqu'un. Je veux défendre les droits des petits, sans voix. N'importe qui peut faire une différence.»
En plus de Mark Taylor, l'ex-conseiller municipal Alex Cullen et George Guirguis tentent de se faire élire dans ce quartier.