La conseillère Catherine McKenney et sa collègue Diane Deans sont à l’origine de la création d’un Bureau de la condition féminine à la Ville d’Ottawa.

Un Bureau de la condition féminine

Les élus d’Ottawa ont voté à l’unanimité mercredi en faveur de la création éventuelle d’un Bureau de la condition féminine au sein de l’appareil municipal. Une entité qui pourrait voir le jour au cours du mandat du prochain conseil municipal.

La motion avait été déposée par deux des quatre femmes autour de la table, Diane Deans et Catherine McKenney. Celle-ci donne comme mandat à l’administration d’examiner la possibilité d’avoir non seulement un bureau mais aussi une représentante du conseil qui agirait à titre d’agente de liaison spéciale pour les questions touchant la condition féminine. Les résultats de cette étude seront intégrés au Rapport d’examen de la gouvernance de 2018-2022.

L’initiative a pour objectif de viser la parité des hommes-femmes et de faire progresser l’égalité entre les sexes dans le processus décisionnel de la Ville.

En signe d’appui au projet moussé par l’organisme Initiative : une ville pour toutes les femmes, tous les élus portaient un foulard de couleur pêche lors de la réunion du conseil.

«On demande que soit étudié la création d’un tel Bureau sous l’angle du non-sexisme. Il ne s’agit pas d’une bataille entre les sexes. [...] La Ville doit mettre davantage l’accent sur la question des droits des femmes, nous ne sommes pas allé suffisamment loin pour favoriser la parité. On doit passer d’une approche passive à une stratégie ciblée en examinant toutes nos politiques. Si on ne fait rien, il n’y a rien qui changera», a lancé la conseillère Deans à ses collègues quelques minutes avant le vote.

L’élue du quartier Gloucester-Southgate a ajouté, faisant référence à une citation qu’elle apprécie, que «tout, littéralement tout, ce qui peut être fait pour améliorer le monde pour les femmes, rend également le monde meilleur pour les hommes.»

Elle qui prendra sa retraite après un demi-siècle en politique l’automne prochain, la doyenne du conseil municipal, Marianne Wilkinson, a indiqué de son côté que l’idée s’avère «un progrès, un grand pas en avant».

Dans la motion présentée au conseil, on y indique entre autres «que l’ONU a déclaré que la proportion minimale de femmes nécessaire pour permettre à ces dernières d’influer concrètement sur le fond et la forme du processus décisionnel politique est de 30%». On fait également référence au conseil des ministres paritaire du gouvernement Trudeau et à la ville de Vancouver, où des comités spéciaux ont été créés pour assurer l’égalité des sexes.

Le maire Jim Watson, qui croit qu’un meilleur travail doit être fait pour favoriser l’inclusivité, a quant à lui apporté un amendement à la motion en demandant à ce qu’on évalue les pratiques de recrutement et de nomination des comités consultatifs avec comme but de respecter la parité hommes-femmes.