François Trépanier, 47 ans, a déposé sa candidature vendredi, en compagnie de sa femme Laurie et de ses deux enfants, Justin et Victoria.

Un autre candidat francophone dans le quartier Innes

Un deuxième candidat francophone entre dans la course à la succession du conseiller Rainer Bloess, dans le quartier Innes.
François Trépanier, 47 ans, a déposé sa candidature vendredi après-midi au Bureau des élections de la Ville d'Ottawa, sur le chemin Cyrville.
Le père de famille, qui oeuvre dans les Forces canadiennes depuis 27 ans, dit avoir songé longtemps avant de faire le saut en politique municipale. Le départ de M. Bloess, un vétéran de 20 ans au conseil municipal, a quelque peu précipité les choses.
«C'est une chose à laquelle je pense depuis longtemps, avoue le candidat. Lorsque j'ai parlé à M. Bloess, la semaine dernière, il m'a confirmé qu'il quittait et m'a encouragé à me présenter. Ma conjointe Laura et moi y avons réfléchi pendant un bon 48 heures et finalement, nous avons décidé d'y aller.»
Si M. Trépanier dit «nous», c'est que la famille prend une place importante dans sa vie. D'ailleurs, en guise d'appui, sa conjointe ainsi que leurs enfants, Victoria, 11 ans, et Justin, 9 ans, l'ont accompagné lors de l'inscription au scrutin du 27 octobre.
«La décision de me lancer en politique municipale était une affaire de famille. Je devais avoir le soutien entier de ma famille. Mes enfants avaient un congé pédagogique et je tenais à ce qu'ils participent du processus électoral, du début à la fin.»
Et bien que le militaire entame à peine sa campagne électorale, une chose est claire: la famille est au coeur de sa vision. «Le quartier (électoral d'Innes) est très familial. Et c'est important pour moi de travailler pour les besoins des familles. La sécurité routière, le développement des institutions, des écoles et des services pour enfants sans oublier le multiculturalisme sont tous parmi mes priorités», explique le résidant du secteur Blackburn Hamlet.
Fier francophone
Une fois élu, M. Trépanier se dit prêt aussi à jouer un rôle au sein du «caucus francophone» à l'hôtel de ville. 
«Je vais défendre la francophonie jusqu'à ma dernière journée sur terre. Je suis un fier Canadien-français. Je suis originaire du Québec, mais depuis 27 ans, j'ai vécu dans à peu près toutes les provinces du pays (comme militaire).  Je connais l'importance du français.» 
Un autre francophone, Mathieu Fortin, a déposé sa candidature mercredi afin de briguer le siège de M. Bloess. Roland Stieda a fait de même au début du mois.