Le conseiller Riley Brockington a des doutes quant aux raisons de son absence des comités auxquels il avait demandé de siéger.

Trop de questions et aucun comité

Le conseiller Riley Brockington a révélé qu’il s’est fait demander à plus d’une reprise de ne plus poser de questions en public et croit qu’il y a une corrélation à faire entre ses prises de paroles et son absence des comités auxquels il avait demandé de siéger.

Le conseiller du quartier Rivière a fait cette révélation après la réunion du conseil municipal, mercredi, alors qu’il n’a pas pu obtenir de siège au Comité d’urbanisme comme il le désirait.

«Je ne veux pas faire mal paraître personne au conseil ou à la ville. Je pense qu’il y a des questions importantes à poser quand on parle du train léger ou d’autres sujets. Si le résultat c’est que je ne peux pas avoir un siège sur les comités, ainsi soit-il, mais je vais continuer à servir mes résidents», confie M. Brockington.

Ce dernier ajoute qu’il s’attendait à plus des responsabilités étant donné qu’il amorce son deuxième mandat et il soulève des inquiétudes face à deux recrues qui assumeront le rôle de maire suppléant, soit Laura Dudas et Matthew Luloff.

«Je ne pense pas qu’ils n’ont pas les compétences nécessaires, j’ai appuyé la conseillère Dudas lors des élections, mais je pense que pendant un premier mandat il faut se concentrer sur la compréhension du système municipal et sur les intérêts de son quartier», précise-t-il.

Malgré qu’il ne siège pas à un comité, il entend participer à plusieurs réunions afin de suivre les dossiers et poser des questions.

De son côté, le conseiller Shawn Menard croit que la décision prise «a tout à voir avec le pouvoir».

Ne pas nommer plus qu’un conseiller urbain sur le Comité d’urbanisme aura des effets négatifs croit-il.

«Je pense que ce qui s’est passé ici aujourd’hui, c’est que le maire a donné un gros morceau de charbon pour les résidents de la Ceinture de verdure», illustre le conseiller du quartier Capitale qui avait mis le Comité d’urbanisme comme premier choix.

Il remet en question la procédure qui mène aux nominations au sein des comités et aurait préféré une meilleure représentativité.