Tramway de la STO: la Ville d'Ottawa donne un premier feu vert

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Le Comité des transports de la Ville d’Ottawa donne le feu vert à la venue du tramway de la Société de transport de l’Outaouais (STO) au centre-ville de la capitale fédérale.

«C’est une journée très importante et c’est un grand pas en avant», soutient le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Les élus du Comité ont approuvé à l’unanimité l’option du tunnel sous la rue Sparks comme «solution optimale […] sous réserve que celle-ci obtienne du financement pour la mise en œuvre du projet».

La deuxième option sur la table — soit le trajet en surface sur la rue Wellington — est également approuvée sous certaines conditions, notamment que la STO puisse assurer le maintien de l’accès à la Cité parlementaire, réaliser une étude d’impact sur la circulation et préparer un plan d’atténuation de son service en cas d’une fermeture de la rue Wellington — pour une manifestation, par exemple.

Rappelons que le coût total du projet de lien rapide pour l’ouest de Gatineau est évalué à 3,032 milliards $ si le tramway devait emprunter la rue Wellington et se situe entre 3,532 milliards $ et 3,899 milliards $ si un tunnel doit être creusé sous la rue Sparks.

Les élus du Comité ont approuvé à l’unanimité l’option du tunnel sous la rue Sparks comme «solution optimale […] sous réserve que celle-ci obtienne du financement pour la mise en œuvre du projet».

«En ayant la possibilité d’aller de l’avant avec les deux scénarios, la STO a la capacité d’entreprendre des discussions avec les représentants du gouvernement fédéral et de raffiner le design et les analyses du projet», a indiqué au Comité lundi matin la directrice de la planification des transports d’Ottawa, Vivi Chi.

Le projet de tramway de la STO et son intégration au centre-ville d’Ottawa doit faire l’objet d’une approbation finale du conseil municipal la semaine prochaine.

La boucle, toujours possible

La discussion durant la réunion du Comité des transports est souvent revenue au projet de boucle qui accumule les appuis depuis la sortie des Amis de la boucle, à la fin du mois d’octobre.

Cette idée défendue depuis quelques années par Bob Plamondon — un ex-membre du conseil d’administration de la Commission de la capitale nationale (CCN) — a depuis reçu le soutien de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, et du député d’Hull-Aylmer, Greg Fergus.

M. Plamondon s’est notamment enregistré pour parler du tramway de la STO et de sa vision du projet à la réunion du Comité des transports lundi matin. La directrice générale du Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale, Lise Sarazin, s’est également adressée au Comité pour signifier le soutien de l’organisation au projet de boucle.

En réponse aux questions des élus membres du Comité, Mme Chi et le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, ont expliqué que le projet de boucle sera toujours possible dans quelques années, peu importe si le tramway de la STO passe par la rue Wellington ou par un tunnel sous la rue Sparks.

M. Pedneaud-Jobin a indiqué lundi que l’enthousiasme de représentants du gouvernement fédéral à l’endroit du projet de la boucle est une source d’inquiétude à Gatineau.

«Pour nous, repousser des quelques mois, c’est une crainte. Il n’y a pas de contradiction du tout entre un concept de boucle et un projet concret qui est sur la table présentement», souligne le maire de Gatineau.

«On peut voir notre projet comme une première phase de ce qui pourrait devenir la boucle, ajoute Maxime Pedneaud-Jobin. On a beaucoup d’enthousiasme de la part des élus fédéraux, mais on est à une étape où ça prend plus que de l’enthousiasme, ça prend un engagement financier clair.»