Les risques financiers encourus par la Ville d’Ottawa concernant le prolongement du train léger inquiètent des conseillers.

Train léger: des élus inquiets des risques financiers

Les risques financiers encourus par la Ville d’Ottawa concernant le prolongement du train léger sur rail (TLR) inquiètent des conseillers.

La trésorière de la ville, Marian Simulik, a indiqué aux élus que le plus grand risque provenait des autres niveaux de gouvernement.

Elle donne en exemple la possible hausse de la taxe sur l’essence. Si le gouvernement provincial décide de limiter l’argent versé à la municipalité depuis ce fonds le financement du train léger serait grandement affecté. Elle a toutefois nuancé ses propos.

«Je ne pense pas que ça va arriver. Si le gouvernement apporte des changements à la taxe sur l’essence, ça aura des répercussions sur Toronto et ce qui n’est pas bon pour Toronto n’est pas bon pour le reste de la province», a-t-elle ajouté.

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Le président de la Commission du transport en commun, Allan Hubley, a fait part de sa déception d’avoir moins de deux semaines pour étudier le rapport qui a été soumis aux élus vendredi dernier.

«Je suis déçu qu’on ait seulement quelques jours pour étudier tout ça et entendre les résidents. C’est un engagement financier énorme», a-t-il déclaré.

Les élus étaient réunis en séance extraordinaire pendant plus de cinq heures, mercredi, afin d’étudier le plan pour la phase 2. Le personnel municipal recommande d’accorder les contrats totalisant près de 4,65 milliards de dollars à deux compagnies. Connecteurs Est-Ouest est le partenaire recommandé pour le prolongement de la Ligne de la Confédération qui s’étendrait jusqu’au chemin Trim dans l’est et à la promenade Moodie dans l’ouest.

TransitNext, dirigé par SNC-Lavalin, est le promoteur privilégié pour la Ligne Trillium qui doit être prolongée jusqu’à Riverside-Sud avec une liaison vers l’aéroport.

En tout, 18 délégations ont présenté leur point de vue et leurs inquiétudes. La majorité a appuyé le projet de près de 4,7 G$.

Alex Cullen, ex-conseiller municipal et vice-président de la Fédération des associations civiques d’Ottawa, appuie le prolongement du train léger. Toutefois, il a soulevé la possibilité que les usagers ne soient pas au rendez-vous. Selon lui, la municipalité doit rester prudente en ce qui concerne l’augmentation des tarifs.

De son côté, le président-directeur général de l’aéroport d’Ottawa, Mark Laroche croit que le TLR est un élément positif pour l’avenir de la ville,

«Quand le train léger sera terminé, Ottawa sera le troisième aéroport au Canada à être relié à son centre-ville par le train, comme Toronto et Vancouver. Ottawa restera une ville de portée mondiale et attirera davantage de touristes et les effets positifs se font sentir pendant plusieurs années», souligne-t-il.

D’ailleurs, l’aéroport contribue à la hauteur de 25 millions $ afin d’aménager une station qui sera reliée à son aérogare.

Des propos qui ont trouvé écho chez Tourisme Ottawa. Catherine Callary, vice-présidente du développement de la destination pour l’organisme, a indiqué que le train permettra de rendre la ville «plus attrayante pour les visiteurs».

Des représentants des collèges La Cité et Algonquin et de l’Université d’Ottawa ont eux aussi donné leur appui au système de train léger.

Les élus doivent voter sur le contrat lors de la séance du conseil prévue mercredi prochain.

Le budget 2019 est aussi à l’ordre du jour de cette séance.

Si les décisions prennent plus de temps, la Ville tiendra une réunion le 8 mars pour voter sur tous les points.