Le conseil a donné le feu vert à la phase 2 du train léger au début du mois de mars.

Train léger à Ottawa: un conseiller demande une enquête du VG

Le conseiller Shawn Menard revient à la charge au sujet des contrats de près de 4,7 milliards de dollars octroyés pour la phase 2 du train léger. Ce dernier a présenté un avis de motion, mercredi, afin que le vérificateur général de la ville effectue une enquête sur le processus d’approvisionnement.

« Le conseil n’obtient pas de réponses en ce moment et j’espère que le vérificateur général pourra nous éclairer davantage  en menant une enquête, confie M. Menard. Je pense que les Ottaviens ont demandé de la transparence de la part de leur gouvernement municipal et ce n’est pas ce qu’ils obtiennent en ce moment. »

La décision du conseiller du quartier Capitale fait suite à la controverse entourant le contrat de 1,6 milliard de dollars octroyé à SNC-Lavalin pour prolonger la Ligne Trillium. Les informations révélées par CBC la semaine dernière indiquaient que l’entreprise montréalaise n’avait pas obtenu la note technique minimum requise pour décrocher le contrat, soit 70 %, et que les deux autres soumissionnaires ont surpassé la note de passage.

Le conseil a donné le feu vert à la phase 2 du train léger au début du mois de mars. La Ville doit signer le contrat pour la Ligne Trillium d’ici vendredi. Malgré l’échéancier serré, le conseiller Menard croit qu’il y a toujours moyen de modifier le contrat si des informations sont mises en lumière à la suite d’une enquête.

Pour sa part, le maire Jim Watson a affirmé qu’il ne s’oppose pas à ce que Ken Hughes, le VG de la Ville, mène une enquête sur le processus d’approvisionnement.

« Je n’ai pas de problème si le vérificateur général présente ça comme une option à étudier. Je suis d’accord avec ça parce que je pense que le processus est solide », a déclaré M. Watson en marge de la réunion du conseil mercredi.

Shawn Menard a décidé de présenter un avis de motion parce que certains de ses collègues souhaitent avoir une discussion approfondie au sujet de la phase 2 du train léger. Ils se seraient fait dire que leur motion aurait été jugée irrecevable si elle avait été présentée au conseil mercredi.

La maire a qualifié ces propos de spéculation. 

De son côté, la conseillère Diane Deans a déposé une demande de renseignement concernant la phase 2 du train léger. Elle y dresse une liste de six questions portant sur le processus d’approvisionnement.

En début de journée, le directeur général de la municipalité a envoyé une note de service aux élus en indiquant qu’il souhaitait répondre aux « diverses questions » soulevées. 

Steve Kanellakos promet qu’il va « divulguer autant d’informations qu’il est légalement possible » lorsque le contrat sera signé.

Tel qu’il l’avait indiqué la semaine dernière, il rappelle que le processus s’est déroulé en conformité avec les normes de la Ville. 

« Il a été supervisé par un commissaire à l’équité indépendant, qui a participé tout au long du processus et qui a confirmé que le processus d’approvisionnement s’était déroulé en bonne et due forme », écrit le DG de la municipalité.

Il rappelle que la notion de confidentialité est une exigence du processus afin de protéger les renseignements commerciaux et pour préserver l’intégrité.

« Les experts juridiques externes de la Ville ont expliqué que la divulgation publique de l’information sur le processus d’approvisionnement avant qu’il soit terminé pourrait compromettre l’intégrité de ce processus et rendre la Ville vulnérable à des réclamations légales et des litiges », ajoute M. Kanellakos.