Les maires d'Ottawa, Jim Watson, et de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Train léger à Gatineau : l'étape « 3-B », dit Watson

Six mois après que le conseil municipal lui ait donné le mandat d'entamer des pourparlers avec son homologue gatinois Maxime Pedneaud-Jobin, le maire d'Ottawa Jim Watson répète qu'il veut que les systèmes de transport des deux villes puissent s'arrimer via le pont Prince-de-Galles, mais qu'il s'agit pour lui de l'étape « 3-B » du prolongement du tracé du train léger.
« Il y aura l'étape 2 (prolongement à l'ouest jusqu'au chemin Moodie, à l'est jusqu'au chemin Trim et jusqu'à l'aéroport au sud), ensuite pour moi l'étape 3-A sera Kanata puis, ce sera Gatineau », a-t-il lancé mercredi, rappelant du même coup que ce projet ne pourra aller de l'avant sans financement des autres paliers de gouvernement.
M. Watson affirme que de relier les rails du train léger à la station Taché-UQO du Rapibus de la STO, une des options les plus plausibles, est certes un rêve pour lui.
« Il y a des défis, car ce sont deux villes et deux provinces différentes, mais c'est la raison pour laquelle la région d'Ottawa-Carleton a acheté le pont il y a dix ans. C'est une bonne idée, mais il n'y a pas d'argent pour le moment. Ça aidera les résidents de Gatineau qui travaillent à Ottawa et vice-versa », indique-t-il.
Par ailleurs, le maire de la capitale fédérale écarte du revers de la main une éventuelle collaboration avec la compagnie Mobilité Outaouais-Ottawa Systèmes & Entreprises (MOOSE), qui propose entre autres de financer les réparations du pont Prince-de-Galles afin d'arrimer les deux réseaux de transport en commun grâce à son propre train.
« Notre focus est sur notre propre système de rails. Je pense que MOOSE n'a ni la crédibilité, ni l'expérience, ni le financement nécessaire pour faire ce qu'ils veulent faire. Je ne comprends pas totalement pourquoi on leur accorde autant d'attention », a lancé Jim Watson.
En mars dernier, sans parler d'échéancier précis, le maire Watson avait indiqué que dans un monde idéal, le train léger pourrait circuler pour la première fois sur le pont érigé à la fin du XIXe siècle dans un horizon de cinq à sept ans. 
Chaque jour, plus de 60 000 personnes transitent quotidiennement d'Ottawa vers Gatineau et les déplacements interprovinciaux sont appelés à hausser de 65 % d'ici 2031.