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Train en retard
Prévue en novembre prochain, la date de la mise en service du train léger d’Ottawa est repoussée une fois de plus.
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Le train léger encore retardé

Les Ottaviens qui souhaitaient rouler à bord du train léger sur rail (TLR) devront faire preuve de patience deux fois plutôt qu’une. La mise en service a été remise en début d’année 2019.

Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, a annoncé aux membres du Comité des finances et du développement économique lundi que le consortium Groupe de transport Rideau (RTG) n’était pas en mesure de céder les clefs de la Ligne de la Confédération en date du 2 novembre, soit six mois plus tard que le prévoyait l’échéancier initial.

Les travaux dans les 13 stations du corridor de 12,5 km progressent, mais la station Rideau accuse du retard. La formation d’un trou béant en juin 2016, où le tunnel a été creusé, a occasionné le retard sur la Ligne de la Confédération.

RTG a tenté de convaincre les employés municipaux de modifier certains éléments de l’entente pour que la mise en service, du projet de 2,13 milliards $, suive le calendrier. Parmi les concessions, le consortium évoquait la possibilité d’opérer avec une plus petite flotte de wagons, de lancer le service avec l’ouverture partielle de la station Rideau, et d’écourter la période d’essai. Des demandes refusées par la Ville.

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Train léger: des impacts sur les employés et les usagers

À peine un mois après avoir remis des avis de congédiement à quelque 345 employés d’OC Transpo, la Ville devra entamer des démarches pour les garder à l’emploi. Les autobus circuleront plus longtemps que prévu dans les rues de la capitale à cause des délais dans la mise en service du train léger.

« Nous allons demander aux employés touchés par les mises à pied de rester plus longtemps. Nous allons discuter avec le syndicat qui fait preuve de beaucoup de soutien. C’est un gros problème pour eux et c’est pourquoi nous devons savoir quand le train sera prêt », explique John Manconi, directeur général d’OC Transpo.

Les employés qui ont reçu l’avis de mise à pied, cet été, devaient rester en fonction jusqu’au 1er décembre. La mise en service du train léger entraînera une réduction de 500 000 heures par année pour le service d’autobus. 

« Nous allons leur donner un avis pour les informer qu’on a besoin d’eux encore pour quelques mois. Si des employés décident de ne pas rester, on pourra recruter d’autres conducteurs pour notre réserve », mentionne M. Manconi.

Les usagers du transport en commun ont dû conjuguer avec des modifications de circuit depuis le 2 septembre dernier afin d’ajuster le service à l’arrivée du train léger, qui était prévue pour la fin du mois de novembre. 

Des conseillers ont demandé au DG du transporteur public de minimiser l’impact sur les usagers au cours des prochains mois.

« Nos résidents sont touchés par tous ces changements. Certains doivent composer avec une longue marche et plusieurs personnes ne sont pas en mesure de se déplacer facilement. Je vous demande de revoir les trajets pour les usagers qui dépendent du transport en commun », soutient la conseillère du quartier Somerset, Catherine McKenney.

M. Manconi affirme que son équipe se penchera sur cette question laborieuse pour voir ce qui peut être fait. Une opération de la sorte prend du temps à mettre en place, assure-t-il.

« Les usagers sont notre priorité numéro un. Ils ont vécu plusieurs changements au cours des quatre dernières années », concède M. Manconi. 

Le maire Jim Watson a soulevé l’option de geler les tarifs, jusqu’à l’entrée en service du train, afin de réduire l’impact sur les usagers.

De son côté, la Société de transport de l’Outaouais ne prévoyait pas apporter de modifications à ses lignes qui transitent par Ottawa avant le printemps.