Kuma et Long Ma ont attiré prés de 750 000 curieux dans les rues d’Ottawa l’été dernier.

Tourisme Ottawa et La Machine discutent

Le projet de ramener les immenses créatures d’acier de la troupe française La Machine à Ottawa est encore dans le collimateur. Surtout depuis qu’une délégation de la capitale fédérale s’est rendue à Nantes pour entamer des discussions exploratoires.

Mais attention, avertissent les principaux acteurs impliqués dans le dossier : malgré l’ouverture et l’enthousiasme des deux parties, ce n’est pas demain la veille que l’araignée Kuma ou le cheval-dragon Long Ma déambuleront de nouveau dans les rues de la capitale nationale. En juillet dernier, les deux vedettes ont attiré pas moins de 750 000 curieux au centre-ville.

Le directeur d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, la directrice principale du développement de la destination chez Tourisme Ottawa, Catherine Callary, ainsi qu’un employé du cabinet du maire Jim Watson ont fait le voyage dans le nord-ouest de l’Hexagone il y a quelques jours à l’invitation de l’ambassade de France au Canada. Sur place, ils ont entre autres eu droit à une visite de l’atelier de la compagnie de théâtre de rue, en plus d’établir des contacts avec d’autres organisations, par exemple celle du festival de musique classique La Folle Journée, qui se déroule chaque hiver pendant cinq jours à Nantes.

Contactée par Le Droit, la compagnie La Machine a réitéré son intérêt pour revenir de ce côté-ci de l’océan Atlantique.

« Ces discussions se poursuivront au cours des mois et des années à venir. Nous sommes enchantés de notre collaboration avec Ottawa et de la réponse du public en juillet 2017. Nous serions heureux de ramener la magie de La Machine dans la capitale canadienne », de dire la chargée de diffusion et des partenariats, Frédette Lampre.

De son côté, le grand manitou des célébrations d’Ottawa 2017, pour qui le voyage a entre autres permis de « passer le flambeau » à ses collègues de Tourisme Ottawa et de la Ville, répète qu’un tel événement ne peut avoir lieu chaque année.

« L’engouement est élevé et il y a un intérêt de part et d’autre, mais rien n’est acquis. Un montage financier devra être fait et le processus peut s’échelonner sur quelques années. Souvent, avec un événement de cette ampleur, on parle d’un cycle de trois ou quatre ans, pour réussir à ne pas briser la magie. On doit se donner un horizon raisonnable pour espérer avoir un autre succès. Les gens l’ignorent, mais uniquement le plan de fermeture de rues et de transport public que nous avons élaboré, c’était un document de 200 pages. Ça donne une idée de la complexité d’une telle production », de dire Guy Laflamme.

Ce dernier affirme que la troupe théâtrale française a plus qu’apprécié l’accueil mémorable que lui a réservé la population de la région. Avant Ottawa, jamais ils n’avaient eu droit à des applaudissements systématiques à chaque fin de prestation, lui a-t-on indiqué.

Partenariat avec une autre ville ?
De son côté, Tourisme Ottawa spécifie qu’une entente avec une autre ville sur le continent nord-américain sera l’un des scénarios à envisager si les créatures géantes reviennent nous visiter.

« Le coût du voyage transatlantique est majeur, mais si on peut le partager avec une autre ville, tant mieux. Le défi serait de trouver une ville partenaire qui sera stratégiquement bien située. Il ne faut pas se marcher sur les pieds, alors c’est important d’avoir une ville pas trop près d’un point de vue géographique et dont le marché n’est pas le même », explique Catherine Callary.