L’intérêt des touristes pour la région de la capitale nationale se fait encore ressentir, un an après les festivités du 150e anniversaire de la Confédération

Tourisme: les effets du 150e se font sentir

La région de la capitale nationale réussit à tirer son épingle du jeu, un an après les festivités du 150e anniversaire de la Confédération. L’effervescence connue l’an dernier a eu des effets positifs qui continuent de se faire sentir, selon les acteurs du milieu touristique.

« En 2017, c’était un moment décisif. On a mis la lumière sur nos quartiers et nos sites historiques. Tout ça a propulsé Ottawa sur la scène mondiale et les gens ont vu briller notre ville. Plus que jamais ils veulent la visiter même au-delà du 150e », se réjouit Nives Scott, spécialiste en communication d’entreprise pour Tourisme Ottawa.

Les hôteliers de la région subissent les effets positifs de la manne de touristes. Le nombre de nuitées vendues pendant la période estivale, entre le 1er mai et le 30 juin, a atteint 509 000, soit 10 000 de plus qu’en 2016, devenue l’année de référence étant donné le caractère exceptionnel de 2017. En comparaison, les nuitées vendues l’an dernier pour la même période frôlaient les 536 000.

Les touristes ne semblent plus voir Ottawa comme une ville terne et ennuyante.

« On ne se compare pas à 2017, parce que c’était une année record. On s’attendait à ce que nos chiffres ressemblent à l’année 2016, qui était une très bonne année. C’est sûr que les hôteliers auraient souhaité que les chiffres soient comme l’an dernier, mais ce n’est pas réaliste. Pour le moment, on répond sans aucun doute aux attentes », soutient Steve Ball, président de l’Association des hôtels d’Ottawa Gatineau (AHOG), qui regroupe 48 établissements des deux côtés de la rivière des Outaouais.

À mi-chemin dans la période estivale, Tourisme Ottawa convient qu’il reste encore plusieurs données à compiler avant d’avoir un portrait clair de l’été 2018.

Pour les six premiers mois de l’année, le nombre de passagers ayant franchi les tourniquets de l’Aéroport international d’Ottawa atteint déjà 2,46 millions, une hausse de 87 000 personnes par rapport à la même période l’an dernier.

Bien qu’il y ait moins d’activités d’envergure que l’an dernier, les touristes peuvent choisir parmi un vaste éventail d’activités et même des nouveautés. Par exemple, l’expérience autochtone sur l’île Victoria est accessible au public après plusieurs années, alors qu’Hydro Ottawa a rouvert le site à proximité des Chutes Chaudière où on trouve plusieurs sentiers.

Pari relevé
Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a répété à plusieurs reprises l’importance de faire durer le momentum au terme des festivités du 150e. Il avait lancé le pari que l’année 2017 servirait de tremplin en vue de mieux faire connaître la capitale nationale. L’objectif était de changer l’image d’une « ville terne et plate ».

Un pari relevé, selon M. Ball. « Pour appuyer les commentaires du maire, je pense que nous avons réussi. Nous avons changé l’image d’Ottawa. Les gens savent maintenant qu’il y a beaucoup de choses à faire ici. »

De son côté, le Musée des beaux-arts du Canada enregistre une hausse de 6 % de fréquentation cette année entre les mois de mai et juillet. Le Musée canadien de la nature et le Musée canadien de l’histoire, pour leur part, dénombrent une baisse d’environ 17 % cet été.

Tant au niveau des attraits touristiques que de l’achalandage dans les hôtels et à l’aéroport, la saison estivale 2018 devrait se terminer sur une belle note, selon Mme Scott et M. Ball.

« De voir une croissance par rapport à 2016 c’est très satisfaisant. L’été n’est pas terminé. J’ai hâte de voir comment le reste va se passer », précise Mme Scott.