La Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), à gauche, ainsi que Kim Wilkington, de la Croix-Rouge, lors d'une rencontre de partenaires lundi à l'hôtel de ville de la capitale fédérale.

Tornades à Ottawa: les demandes d'aide explosent

Les demandes d’aide auprès de la Croix-Rouge ont explosé depuis le passage des tornades à Ottawa, le 21 septembre. En date du 15 décembre, 1626 ménages étaient enregistrés pour obtenir du soutien de l’organisme comparativement à 300 en octobre dernier.

«Depuis trois mois, la Croix-Rouge travaille directement dans la communauté et avec ses partenaires pour veiller à ce que les sinistrés soient au courant du soutien disponible. Nous avons également appris des expériences passées que les catastrophes touchent les gens de différentes façons. Il n’est pas rare de voir les besoins émerger à des moments différents ce qui fait en sorte que des individus et des familles s’inscrivent auprès de nous des semaines et des mois après les événements », explique Jennifer Ouellette, conseillère en relation médias pour la Croix-Rouge.

À l’approche du temps des Fêtes, les partenaires du regroupement «Après la tempête» rappellent que les besoins sont toujours présents.

Plus de 600 maisons ont été ébranlées par les forces du vent le 21 septembre dernier. Les sinistrés sont passés de la phase d’urgence à celle de récupération au cours des derniers mois. Après la tempête, qui regroupe une dizaine d’organismes, a récolté pas moins de 4 millions $ depuis les événements.

«Les gens font face à différentes émotions. Devoir changer de maison, le choc d’avoir vu une tornade, la peur du vent et il y a tout le processus de guérison. Particulièrement pendant la période des fêtes, nous voulons nous assurer qu’il  y a suffisamment de support pour ces personnes qui affrontent cette période de l’année», soutient Michael Allen, président et chef de la direction de Centraide Ottawa.

Des efforts sont mis de l’avant afin d’offrir des ressources en santé mentale. Les autorités préviennent que les gens peuvent vivre des situations de stress, et d’anxiété ou devenir irritables plusieurs semaines après les événements.

«Juste après un désastre les gens ont beaucoup de choses à faire. Ils sont occupés et ça peut aider au niveau de la santé mentale d’avoir quelque chose de concret à faire. Après quelques mois, ça devient plus difficile. C’est important de discuter de santé mentale après quelques mois», indique Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO).

Elle ajoute que les gens doivent consulter leur médecin de famille si leur humeur change où ont de la difficulté à dormir par exemple. Elle rappelle que plusieurs ressources sont disponibles sur le site Web de SPO.

La pression continue à se faire ressentir du côté des banques alimentaires. Les nombreuses pannes d’électricité qui ont été causées par la tempête du 21 septembre ont fait en sorte que les citoyens ont perdu beaucoup d’aliments. Des milliers d’Ottaviens se sont retrouvés en situation de vulnérabilité. À l’approche du temps des Fêtes, la pression sur la Banque d’alimentation d’Ottawa ne s’essouffle pas. En novembre dernier, les visites ont augmenté de 14% comparativement à l’année précédente dans les 11 banques d’alimentation des quartiers touchés.

«Nous voulons dire aux gens qu’on ne les oublie pas. Spécialement en cette période de Noël, affirme le conseiller municipal Keith Egli. Nous demandons aux gens d’aider s’ils en sont capables. Nous ne voulons pas que les gens pensent que parce que ça fait trois mois, tout est revenu à la normale. Nous sommes encore en train de répondre aux demandes.»