Près de 25000 constats d’infraction liés à la réglementation sur le stationnement en période hivernale ont été distribués dans la région d’Ottawa-Gatineau.

Stationnement hivernal: une manne pour Ottawa

Les constats d’infraction liés à la réglementation sur le stationnement en période hivernale ont permis cette année aux villes d’Ottawa et de Gatineau d’engranger respectivement 1 079 000 $ et 558 000 $ dans leurs coffres. Il s’agit d’une hausse marquée de 65 % sur la rive ontarienne, mais à l’inverse d’un recul de 20 % du côté québécois.

Dans la capitale fédérale, où il est interdit de stationner en bordure de la rue entre le 15 novembre et le 1er avril lorsqu’Environnement Canada prévoit une accumulation de neige de 7 cm ou plus, la saison froide a été lucrative.

Un total de 14 383 constats ont été distribués par les agents municipaux lors de quatre périodes distinctes où un avis d’interdiction de stationner était en vigueur, soit les 12 et 13 décembre, les 23 et 24 décembre, les 31 janvier et 1er février ainsi que les 4 et 5 février. Entre 3400 et 3700 constats ont été remis lors de chacune de ces périodes. Pour une telle infraction, les automobilistes doivent sortir 75 $ de leurs poches à Ottawa.

En comparaison, près de deux fois moins de contraventions (8722) avaient été données à l’hiver 2016-2017 à Ottawa. Les revenus s’élevaient alors à 654 000 $.

La Ville d’Ottawa n’est pas en mesure de préciser combien de billets d’infraction ont été contestés, puisque c’est la Cour des infractions provinciales qui se charge de ces dossiers.

Selon le directeur des Services des règlements municipaux, Roger Chapman, difficile de dire si les citoyens sont davantage sensibilisés à la réglementation en vigueur depuis quelques années.

« Le nombre de contraventions remises lors des interdictions de stationnement de nuit varie selon plusieurs facteurs. Les conditions météorologiques ont-elles réduit la mobilité des agents ? Combien d’agents travaillaient ce soir-là ? L’interdiction de stationnement de nuit était-elle partielle ou s’étendait-elle à toute la ville ? », affirme-t-il.

Questionné à savoir si certains quartiers sont plus problématiques que d’autres, le gestionnaire affirme que le centre-ville et le marché By sont les endroits où le plus grand nombre de constats sont émis puisque davantage de véhicules y sont habituellement garés la nuit.

À Ottawa, hormis lorsqu’un avis est en vigueur, il est règle générale permis au cours de l’hiver de stationner son véhicule dans la rue durant la nuit, alors qu’à Gatineau, l’interdiction est valide en tout temps de minuit à 6h sauf pour les détenteurs d’un permis de stationnement hivernal. Ces derniers doivent toutefois se conformer à la même règle lorsqu’un avis est émis par la Ville, lorsque 5 cm de neige ou plus sont attendus.

Sur le territoire de Gatineau, où l’interdiction de stationner est valide depuis le 7 décembre, 10 522 contraventions d’un montant unitaire de 53 $ ont été distribuées cette saison, comparativement à 13 186 au terme de l’hiver dernier, qui avait permis d’engranger une somme de presque 700 000 $.

Par rapport à l’hiver 2016-2017, la Ville de Gatineau a cependant augmenté ses revenus de 21 % au chapitre des permis de stationnement, qui sont en vente au coût de 85 $ par hiver. Au total, 2412 permis ont été acquis, pour un total de 205 000 $.