Tobi Nussbaum, premier dirigeant de la CCN.

Sixième lien: faux départ pour une planification consensuelle

Dans son document d’appel d’offres sur la planification des liaisons interprovinciales retiré à la dernière minute, la CCN démontre sa volonté de faire une grande place au transport collectif, au cyclisme et à la marche. La société de la Couronne pointait aussi du doigt la «fragmentation des propriétés et les responsabilités disparates» à l’égard du transport comme un frein à un réseau efficace, voire comme une nuisance à l’économie de la région.

En plus de devoir planifier un réseau de transport qui devait intégrer un sixième pont à l’est, la firme qui allait être retenue devait aussi favoriser une approche «régionaliste, axée sur la collaboration transfrontalière» où une «collaboration globale» devait être une nécessité.

Elle devait établir une planification où «une plus grande concertation des efforts de tous les ordres de gouvernement» était identifiée au nombre des défis à relever.

La CCN souhaitait aussi recevoir un document de planification qui allait «forger un consensus pour une vision commune» d’un transport interprovincial intégré et relié.

En outre, il était demandé de «dresser un réseau intégré de transport interprovincial axé sur la résolution des divergences et des lacunes parmi les plans et les réseaux municipaux de transport».

Malgré ces indications de la CCN de vouloir travailler à la planification du futur réseau de transport dans la région de la capitale fédérale avec ses partenaires municipaux, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a perçu suffisamment d’éléments inquiétants dans cette toute première étape pour user de son poids politique afin de faire bloquer l’appel d’offres qui arrivait à terme vendredi. Tout est maintenant à refaire. La CCN assure qu’elle travaillera davantage avec les villes de Gatineau et d’Ottawa pour la suite des choses.