Il y a encore du travail à faire, mais le directeur général de Marchés d’Ottawa, Zach Taylor, entend bien faire du marché By un lieu proactif en matière de services en français.
Il y a encore du travail à faire, mais le directeur général de Marchés d’Ottawa, Zach Taylor, entend bien faire du marché By un lieu proactif en matière de services en français.

Services en français: combat de tous les instants dans le marché By

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Il y a encore du travail à faire, mais le directeur général de Marchés d’Ottawa, Zach Taylor, entend bien faire du marché By un lieu proactif en matière de services en français.

Les améliorations à apporter sont illustrées par un incident vécu par Denis LaRose, un résident de la Côte-de-Sable, au cours des dernières semaines.

Après qu’on ait répondu en anglais à ses questions posées dans la langue de Molière, il a insisté auprès de l’employé présent au kiosque en lui disant qu’il était important d’offrir des services en français dans le marché By.

«J’ai senti du racisme anti-francophone dans sa façon de me répondre», résume M. LaRose.

Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, soutient que la Ville d’Ottawa n’a pas le pouvoir d’obliger un commerçant du marché By à offrir des services en français.

«J’encourage toutefois les gens à ne pas appuyer un commerce qui ne le fait pas», lance M. Fleury.

Progrès

M. Taylor soutient que la question des services en français dans le marché By est «très importante» pour son organisation.

«Nous venons de terminer une révision de nos lacunes en la matière et on doit absolument corriger ces problèmes», soutient le directeur général de Marchés d’Ottawa, ajoutant que la traduction des communications est le principal enjeu en ce moment.

En ce qui a trait spécifiquement au marché By, Zach Taylor indique qu’il n’y a pas de politique qui oblige les commerçants qui louent des espaces extérieurs pour vendre leurs produits à servir leur clientèle dans les deux langues officielles.

«Nous indiquons aux commerçants que nous avons certaines attentes pour le service en français et qu’un niveau d’effort approprié doit être là, soutient M. Taylor. Si quelqu’un refuse de faire quelconque effort, nous allons évidemment intervenir.»

Zach Taylor indique qu’il est difficile de franciser une organisation qui est majoritairement anglophone depuis plusieurs années, mais qu’il compte maintenant plus de 50% d’employés francophones de Marchés d’Ottawa dans le marché By.

«Si vous n’arrivez pas à être servi en français, n’hésitez pas à faire appel à nos employés. Ils peuvent venir et donner un coup de main avec la traduction», lance le directeur général de Marchés d’Ottawa.