Jim Watson et Ronald Caza

Ronald Caza reçoit la clé de la Ville d’Ottawa

L’avocat et fervent défenseur des droits linguistiques, Ronald Caza, a reçu la clé de la Ville d’Ottawa des mains du maire Jim Watson, mardi soir.

Accueilli chaleureusement, c’est dans une salle bondée que le « meilleur ami de la francophonie » a été reconnu pour sa brillante carrière dans le monde juridique ainsi que pour son engagement envers la communauté francophone d’Ottawa.

Ronald Caza s’est particulièrement fait connaître du public vers la fin des années 1990, lorsqu’il a contribué à la victoire des Franco-Ontariens contre la fermeture de l’hôpital Montfort, souhaitée par le gouvernement conservateur de Mike Harris en 1997.

L’avocat gradué de l’Université d’Ottawa s’est d’ailleurs dit honoré de recevoir cette plus haute distinction honorifique remise par la Ville.

« C’est très surprenant de recevoir quelque chose comme ça, mais dans le fond, c’est à toute la communauté francophone d’Ottawa que la Ville remet cette clé, a-t-il déclaré en point de presse à la suite de la cérémonie. Toutes les réalisations dont on fait état sont celles de la communauté francophone ».

Visiblement très apprécié par ses pairs, Ronald Caza s’est même attiré le surnom du « Kawhi Leonard » de la communauté francophone de l’Ontario lors de la cérémonie.

« C’est incroyable, a-t-il mentionné, le sourire en coin. L’idée derrière ce propos est intéressante puisque ce n’est pas seulement Kawhi Leonard qui a gagné le championnat de la NBA, mais bien toute l’équipe des Raptors ! Aujourd’hui, c’est toute la communauté franco-ontarienne qu’on célèbre. »

Plus récemment, en novembre dernier, le nom de Ronald Caza a refait surface dans l’actualité lorsque le premier ministre ontarien, Doug Ford, a annoncé dans son énoncé économique qu’il abolirait le Commissariat aux services en français et qu’il n’irait pas de l’avant avec la mise sur pied de l’Université de l’Ontario français (UOF).

L’avocat spécialisé en droits linguistiques qualifiait alors les décisions de l’administration Ford « d’effrayantes ».

Les services de Me Caza ont notamment été retenus par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), en décembre dernier, pour « analyser la possibilité de demander une révision judiciaire » de l’annulation du projet de l’UOF.

« L’AFO mène présentement le dossier pour arriver à, ce qu’on espère, une solution qui sera acceptable. Si ce ne l’est pas, tout le monde sait ce qu’on devra faire », a indiqué l’avocat.

Et pour les francophones du pays qui se trouvent en situation minoritaire, Me Caza a un message : « Ça vaut la peine de continuer de faire des efforts pour préserver notre langue et notre culture ».