Rick Chiarelli
Rick Chiarelli

Rick Chiarelli coupable, dit le commissaire à l'intégrité

Le commissaire à l’intégrité de la Ville d’Ottawa conclut que le conseiller du quartier Collège, Rick Chiarelli, a enfreint deux articles du Code de conduite des membres du conseil municipal.

L’élu qui fait l’objet de plusieurs allégations d’inconduite sexuelle aurait contrevenu à l’article 4 sur l’Intégrité générale et à l’article 7 sur la discrimination et le harcèlement, selon le commissaire, Robert Marleau.

Ce dernier recommande au conseil municipal d’imposer trois peines consécutives de 90 jours sans salaire au conseiller du quartier Collège.

M. Marleau indique dans son rapport avoir reçu cinq plaintes formelles de membres du public, dont trois par des individus qui ont obtenu une entrevue pour un poste au bureau de M. Chiarelli. Comme celles-ci étaient semblables, il n’a conduit qu’une seule enquête.

Il résume les faits reprochés au conseiller dans ces signalements en trois interactions distinctes:

  • Le conseiller a demandé à une plaignante ce qu’elle serait prête à porter dans le cadre de son travail et si elle était confortable de ne pas porter de soutien-gorge, en plus de lui montrer des photos inappropriées d’une personne qui a préalablement fait partie de son équipe.
  • Durant une entrevue, le conseiller a discuté de la possibilité de recruter des bénévoles — des jeunes hommes — dans un bar, en spécifiant qu’il serait mieux de ne pas porter de soutien-gorge.
  • Durant une entrevue, le conseiller a fait une remarque inappropriée au sujet du corps de la candidate et lui a demandé si elle était prête à faire du «striptease» compte tenu de son expérience en danse ou si elle avait déjà participé à la «Journée mondiale de l’orgasme».

Rick Chiarelli est déclaré coupable de ces trois faits reprochés par le commissaire à l’intégrité.

Deux autres plaintes formelles ont été déposées par d’anciens employés du conseiller. Robert Marleau soutient que ces plaintes seront traitées ultérieurement.

Durant son enquête, le Commissaire à l’intégrité a interviewé 34 personnes, notamment les cinq plaignants, des proches à qui ils ou elles se sont confiés et des employés de la Ville d’Ottawa.

La preuve amassée contre le conseiller comprend également des enregistrements de conversations téléphoniques et des conversations écrites sur Facebook.

Dans son rapport, M. Marleau aborde les accusations d’un complot contre lui formulées dans le passé par M. Chiarelli.

«Après avoir révisé les témoignages et la preuve, je conclus qu’il n’y a aucune fondation crédible pour une telle théorie du complot», écrit le commissaire à l’intégrité, en précisant que les trois plaignantes ne se connaissaient pas.