Parmi les suggestions, on retrouve celle de pistes cyclables séparées des trottoirs, permettants aux cyclistes de ne plus circuler en bordure de la chaussée aux côtés des véhicules.

Repenser les rues à Ottawa

Elle est bien révolue l’époque où un grand boulevard était configuré avec un simple terre-plein central, deux voies de circulation de chaque côté et un seul trottoir. Signe que nous sommes dans une ère de cohabitation de plusieurs moyens de transport.

Pour le futur, la Ville d’Ottawa planche sur diverses options en matière d’aménagement urbain, selon les coupes transversales des artères proposées par l’administration municipale.

Parmi les suggestions, on retrouve celle de pistes cyclables séparées des trottoirs, permettants aux cyclistes de ne plus circuler en bordure de la chaussée aux côtés des véhicules. 

Dans un autre scénario, le trottoir se retrouve directement en bordure de la voie cyclable dotée d’un accotement gazonné, tandis qu’un sentier polyvalent aménagé d’un seul côté de la rue fait partie des autres propositions. 

«Il y a différentes options sur la table, dépendamment de ce qui est requis dans chaque rue que l’on construit ou réaménage. Les pistes cyclables séparées de la chaussée, c’est le scénario qu’on privilégie et recommande le plus possible, s’il y a assez d’espace. Beaucoup de cyclistes nous disent qu’ils ne se sentent pas à l’aise de rouler à côté des voitures, particulièrement sur les tronçons où la vitesse permise est de 60 ou 70 km/h. On peut aussi combiner plusieurs options dans un seul projet», affirme le directeur de la circulation, Phil Landry. 

Ce dernier indique que la rue Main, qui a été complètement rouverte l’été dernier après deux ans de travaux de réfection évalués à près de 40 millions $, est un bel exemple d’artère municipale où l’aménagement urbain a été pensé en fonction des besoins de tous les usagers de la route.  «Il y a l’enjeu de sécurité, oui, mais c’est également une question de modifier l’environnement autour de la rue afin que ce soit plus vivable pour tout le monde. Les promoteurs de projets résidentiels pourront maintenant avoir accès à diverses alternatives», conclut-il.