Plusieurs habitants du secteur Vanier cachent mal leur déception à la suite de la décision du conseil.

Refuge de l'Armée du Salut dans Vanier: satisfaction et amère déception

Si ne pas recommencer à zéro le processus d’autorisation du refuge de l’Armée du Salut dans le quartier Vanier réjouit les dirigeants de l’organisme de bienfaisance, le tout suscite à l’inverse sa part de déception chez plusieurs habitants du secteur.

Le directeur général du Centre Booth de l’Armée du Salut, Marc Provost, réitère que l’organisme a toujours agi de bonne foi pour son projet de centre multifonctionnel dont la construction pourrait s’achever en 2022 ou 2023, selon l’échéancier actuel.

« Nous sommes naturellement satisfaits du résultat. On a été transparents à propos de la transaction d’achat de la propriété. Définitivement, on veut aller de l’avant, continuer les bonnes conversations et travailler avec la communauté », a-t-il indiqué.

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Ce dernier affirme que les rencontres organisées et les commentaires formulés au cours de la dernière année et demi « ont été pris très au sérieux » et que l’organisation s’efforce de bien comprendre les enjeux soulevés par les résidents et commerçants du quartier.

« On fait le meilleur que l’on peut. On est loin d’avoir fini, on continue de travailler là-dessus. J’espère bientôt établir un groupe de gens qui vont nous conseiller, avec qui on va pouvoir travailler à long terme, même après l’ouverture », d’ajouter M. Provost, se disant « pas tout à fait surpris » du résultat du vote serré.

Résidente du secteur, Suzanne Lépine aurait espéré une autre issue au vote, mais elle ne lâche pas prise. Elle souhaite que ce projet soit « jeté à la poubelle » puis revu de A à Z pour trouver « des solutions à long terme ».

« Je suis très déçue du vote du conseiller (Matthew) Luloff. C’est un ancien vétéran alors j’aurais pensé qu’il aurait compris le principe derrière tout ça. SOS Vanier n’est pas contre l’Armée du Salut, il est contre le modèle proposé, c’est un modèle qui va créer des problèmes communautaires énormes, probablement un ghetto, et en même temps qui ne s’attaque pas à la problématique des sans-abri », s’est-elle exclamée.

Se disant « déstabilisée », l’Ottavienne ajoute qu’il est « absolument faux » de dire que l’Armée du Salut consulte la population et les associations communautaires pour son projet.