Le Service de police d’Ottawa recevra une augmentation de son budget annuel de 3 % en 2021.
Le Service de police d’Ottawa recevra une augmentation de son budget annuel de 3 % en 2021.

Réforme au Service de police d'Ottawa

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Malgré la pandémie qui cause d’importantes pressions financières et les voix de plus en plus nombreuses qui demandent un définancement des forces de l’ordre, la Ville d’Ottawa garde le cap et donne à son chef de police, Peter Sloly, les moyens de ses ambitions.

Le Service de police d’Ottawa recevra une augmentation de son budget annuel de 3 % en 2021. M. Sloly entend utiliser cette opportunité pour entreprendre des réformes au sein de son service. L’objectif est limpide : regagner la confiance du public.

« Ce n’est pas un budget de routine. C’est un budget qui propose quelque chose de différent, quelque chose de meilleur », affirme le chef de la police d’Ottawa.

Le budget 2021 du Service de police d’Ottawa — s’il est approuvé par la Commission des services policiers la semaine prochaine — prévoit l’ajout d’équipes de police communautaire dans les secteurs ruraux et suburbains, après un projet pilote au centre-ville. Le corps de police paiera également pour une formation sur la lutte au racisme, la santé mentale et la désescalade des tensions durant une intervention.

Le chef de police d'Ottawa, Peter Sloly

« On prévoit des investissements pour combattre la violence faite aux femmes, ajoute le chef Sloly. Ça fait longtemps qu’on en parle, il était qu’on passe de la parole aux actes. »

Peter Sloly souhaite également mettre de côté 1,5 million $ pour des investissements en services liés à la santé mentale. Il souhaite consulter des acteurs dans la communauté pour établir à quoi devrait servir cet argent.

Bien que la majorité du budget du Service de police d’Ottawa sert à payer les frais d’entretien de ses installations et de son matériel — notamment sa flotte de véhicules —, M. Sloly soutient qu’il n’a pas été trop difficile pour lui de dégager les sommes nécessaires pour financer ces projets.

« C’est toujours difficile faire des choix. On gère tous un budget familial et c’est un peu le même principe ici […], on ne peut pas tout financer, soutient le chef de police. Pour moi, ce n’était pas difficile parce que c’était des dépenses importantes. »

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