L'hôtel de ville d'Ottawa
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Redécoupage des quartiers électoraux: aux Ottaviens de se prononcer [PHOTOS]

Les scénarios sont maintenant sur la table pour le redécoupage des quartiers de la Ville d’Ottawa en vue du prochain cycle électoral.

Les résultats de l’analyse des firmes embauchées par la municipalité ont été rendus publics vendredi matin. Cinq scénarios qui respectent les critères établis par la Ville au début du processus feront maintenant l’objet de consultations pour identifier la carte électorale de la capitale fédérale pour trois ou quatre élections.

Les chances semblent assez bonnes que la taille du conseil municipal ne soit pas réduite puisque quatre des cinq scénarios proposent de garder 23 quartiers ou d’ajouter des sièges.

Les auteurs du rapport rappellent que «le statu quo n’est plus possible» en raison de l’iniquité en ce qui a trait au nombre d’électeurs d’un quartier à l’autre. Le quartier le plus populeux comptait deux fois plus de résidents que le moins populeux lors de l’élection de 2018.

C’est donc dire que la voix de certains électeurs avait un poids deux fois plus grand que celui de certains autres au moment de choisir leur conseiller. Cet élu aura toutefois le même pouvoir d’influence que son collègue à la table du conseil municipal.

Secteur suburbain en croissance

Les quartiers suburbains — Orléans, Innes, Barrhaven, Kanata-Nord, Stittsville, Gloucester-Nepean Sud et Kanata-Sud — sont ceux qui connaissant la croissance la plus forte, souligne le rapport.

La carte actuelle des quartiers électoraux de la Ville d’Ottawa.

Les deux premiers scénarios proposent l’ajout de deux et d’un siège à la table du conseil, respectivement. Dans les deux cas, il y aura deux nouveaux quartiers dans le secteur suburbain. Dans le premier, le secteur rural en perdrait un au profit du cœur urbain.

«Dans le secteur urbain, [l’option 2] est celle qui comporte le moins de changements au chapitre de ses limites», notent les auteurs du rapport.

Les options 3 et 4 conservent un conseil municipal avec 23 conseillers et un maire. Pour y arriver, le secteur urbain perdrait deux sièges au profit de la zone suburbaine. La différence entre ces deux scénarios est minime, mais la méthode pour définir les frontières entre quartiers est différente.

«Alors que l’option 3 configure les nouvelles limites de quartiers à partir de l’extrémité ouest du secteur urbain, l’option 4 procède depuis l’extrémité est. Il s’en dégage des limites très différentes par rapport à celles de l’option 3», expliquent les auteurs du rapport.

La cinquième option est de réduire le nombre de conseillers municipaux pour qu’il n’en reste que 17. Selon le rapport diffusé par la Ville vendredi, ce scénario permet de réduire l’écart de population d’un quartier à l’autre, mais la moyenne de population pour l’année de référence de 2026 serait de 67 600.

En gardant le nombre actuel de sièges à la table du conseil, les analystes prévoient une moyenne de population par quartier significativement moins élevée à 50 000 résidents.

Les citoyens et les élus auront l’occasion de se prononcer au courant des prochains mois. En septembre, un sondage sera mis en ligne par la Ville et des assemblées publiques seront tenues afin de tâter le pouls de la population. Un rapport recommandant l’un de ces cinq scénarios en fonction des préférences du public fera l’objet d’un vote au conseil municipal en décembre prochain.