Le maire d'Ottawa, Jim Watson

Problèmes de l'O-Train: Watson «furieux» contre RTG

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, hausse le ton devant les ratés répétés de l’O-Train et annonce des pénalités pour le consortium qui l’a conçu.

Selon lui, le consortium Groupe de transport Rideau (RTG) et sa filiale Rideau Transit Maintenance (RTM) doivent être tenus responsables des nombreuses pannes de service sur la Ligne de la Confédération depuis le 6 octobre, date de la mise en place du service d’OC Transpo intégré au train léger.

«Je suis furieux avec la mauvaise performance du train léger», a écrit M. Watson sur Twitter vendredi matin.

Plus tôt cette semaine, Jim Watson a convoqué les patrons des entreprises membres du consortium RTG afin de leur faire part de sa déception et demander des explications. Le premier magistrat de la capitale fédérale explique que ceux-ci étaient sur la corde raide et que les problèmes observés vendredi matin sur le train léger étaient véritablement la goutte qui a fait déborder le vase.

«À la suite d’un nombre d’enjeux ayant eu lieu ce matin, nous avons une fois de plus convoqué une rencontre avec l’équipe de direction de la Ville pour voir ce qui pourrait être fait à court terme pour offrir une certaine stabilité au système et améliorer sa fiabilité pour tous les usagers, autant sur le train léger qu’au sein du système d’autobus», a-t-il ajouté dans une déclaration écrite vendredi en milieu d’après-midi.

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En entrevue, le maire d’Ottawa indique que le directeur général de la Ville, Steve Kanellakos, et le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, étaient de cette rencontre visant à établir un plan d’action.

Il a notamment été décidé de se prévaloir de certaines clauses du contrat de RTG et de RTM pour la construction de la Ligne de la Confédération. Un montant de 2,8 millions $, sur un total de 5 millions, est retenu du paiement d’octobre qui devait être effectué à RTG. Des déductions similaires se poursuivront dans les mois qui viennent «jusqu’à ce que la performance du système s’améliore et se stabilise», soutient Jim Watson.

Prêt pour le lancement ?

RTG et RTM ont convoqué à Ottawa des experts basés à Toronto et en Europe pour se pencher sur les problèmes du train léger, lance M. Watson. D’abord, pour aider à réparer les bris plus rapidement lorsqu’ils surviennent, mais aussi pour trouver leur origine et les corriger à la source.

«C’est nécessaire de trouver les racines des problèmes avec les ordinateurs et les portes. Par exemple, vendredi, le problème de porte n’était pas dû à l’intervention d’un passager. C’était un problème avec l’ordinateur. Ça, c’est la responsabilité de RTG et de RTM de trouver une solution et de trouver une solution le plus vite possible parce qu’il y a beaucoup de frustration dans mon bureau et chez les passagers.»

Plus tôt cette semaine, Jim Watson a dévoilé avoir convoqué les patrons des entreprises membres du consortium RTG afin de leur faire part de sa déception et demander des explications.

Le premier magistrat de la capitale fédérale explique que ceux-ci étaient sur la corde raide et que les problèmes observés vendredi matin sur le train léger étaient véritablement la goutte qui a fait déborder le vase.

Malgré tous ces enjeux, M. Watson réitère que le train léger était prêt à être lancé lorsqu’il l’a été. Il rappelle qu’un certificateur indépendant avait établi que le système était sécuritaire.

«Pour moi, la sécurité était la priorité. On a reçu le “OK” de cet expert. Pendant les trois semaines de service parallèle d’autobus, il n’y a pas eu de problèmes», souligne le maire.