La 29 000e ampoule DEL a été installée, lundi, à Ottawa.

Près de 30 000 lampadaires à DEL

Un lampadaire sur deux est désormais converti à la technologie des diodes électroluminescentes (DEL) sur le territoire d’Ottawa. Un processus qui, une fois achevé en 2020, permettra à la Ville d’économiser environ six millions $ sur six ans en consommation d’énergie et en coût d’entretien.

Symboliquement, la 29 000e ampoule DEL a été installée par un monteur de lignes lundi dans un paisible quartier résidentiel de l’ouest de la capitale, en présence de quelques élus municipaux et des représentants d’Hydro Ottawa ainsi que d’Envari. Un objectif atteint un peu plus tôt qu’anticipé.

Au total, 58 000 lampadaires doivent à terme passer à cette technologie, si bien que les lampes à vapeur de sodium à haute pression et les lampes aux halogénures qui étaient auparavant utilisées pour l’éclairage de rues sont progressivement mises au rancart.

Ces anciennes lampes consommaient près de 52 gigawattheures d’électricité par an, un chiffre qui devrait chuter d’environ 60 % une fois la conversion terminée. L’éclairage des rues représentait jusqu’ici le sixième (17 %) de la consommation globale d’énergie de la Ville, une proportion également appelée à diminuer considérablement.

Selon la Ville, les lampadaires de rue à DEL réduisent aussi la pollution lumineuse et permettent un meilleur contrôle de l’éclairage, puisqu’une commande sans fil rendra possible l’ajustement à distance du niveau d’intensité de chaque lampe, selon les commentaires des résidents. La surveillance sera aussi facilitée car des avis automatiques seront acheminés aux équipes en cas de pannes.

« C’est une bonne nouvelle à la fois pour l’environnement et les contribuables. [...] On va utiliser l’argent économisé pour d’autres programmes à travers la ville », a lancé le maire Jim Watson.

Soulignant que l’éclairage de rues sera maintenant digne du XXIe siècle dans la capitale, le président et chef de la direction d’Hydro Ottawa, Bryce Conrad, parle d’un bon investissement à long terme et espère que la société pourra obtenir de tels contrats dans d’autres municipalités ontariennes, voire ailleurs au pays. Hydro Ottawa participe d’ailleurs à des appels d’offres pour d’autres projets de conversion de mode d’éclairage de rues.

« On a la main-d’œuvre pour le faire », soutient-il.

Critiques du passé
Le président du Comité de l’environnement et de la protection climatique, David Chernushenko, s’est quant à lui voulu rassurant quant à la technologie DEL, qui a dans le passé souvent fait l’objet de critiques. Des études et des spécialistes affirmaient que le tout pouvait avoir des effets négatifs, notamment sur la santé des humains.

« Les lumières ont été changées dans ma propre rue il y a deux semaines. Les gens voient mieux avec ce type de lampadaires. La première génération de lumières, qui était très bleue et blanche, n’avait pas été bien reçue dans d’autres villes il y a cinq ou six ans. Mais là ça s’est vraiment amélioré. [...] On vient d’en installer dans le parc Central, dans le Glebe, et on n’a reçu aucune plainte jusqu’à présent », a-t-il dit.