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La Ville d’Ottawa est légèrement au-dessus de la moyenne des grandes villes canadiennes, en ce qui a trait à la préparation face aux inondations.
La Ville d’Ottawa est légèrement au-dessus de la moyenne des grandes villes canadiennes, en ce qui a trait à la préparation face aux inondations.

Préparation aux inondations: la Ville d'Ottawa peut s'améliorer, selon une étude

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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La Ville d’Ottawa est légèrement au-dessus de la moyenne des grandes villes canadiennes, en ce qui a trait à la préparation face aux inondations, selon une étude du Centre Intact d’adaptation au climat de l’Université de Waterloo.

Sur les 8 critères établis par le Centre Intact pour mesurer le niveau de préparation aux inondations de 16 grandes villes canadiennes, la capitale fédérale obtient une note moyenne de B-. Les municipalités sondées dans le cadre de cette étude obtiennent une note moyenne de C+.

Ottawa ne devrait pas se réjouir trop rapidement de se trouver au-dessus de la moyenne, selon Joanna Eyquem, directrice des programmes d’adaptation aux changements climatiques pour le Québec au Centre Intact.

La capitale fédérale est tout juste au-dessus de la moyenne et la municipalité a beaucoup de travail à faire pour atteindre l’excellence en matière de préparation aux inondations.

«Le message, c’est qu’on a fait peu de progrès depuis 2015 [dernière fois que le Centre Intact a réalisé cette étude] dans la préparation des municipalités. À Ottawa, ils sont forts dans plusieurs domaines, mais il y a toujours des faiblesses à travailler», explique Mme Eyquem.


« Il y a du travail à faire pour regarder l’impact des pluies intenses, surtout que ces pluies, on anticipe qu’elles vont augmenter avec les changements climatiques. »
Joanna Eyquem

La chercheuse souligne qu’Ottawa semble avoir développé une connaissance accrue des inondations fluviales, après les crues printanières historiques de 2017 et 2019, mais la Ville demeure mal outillée pour répondre à des inondations causées par des épisodes de pluies intenses.

«Le drainage urbain n’a pas été étudié avec le même détail dans l’ensemble des secteurs du territoire. Il y a du travail à faire pour regarder l’impact des pluies intenses, surtout que ces pluies, on anticipe qu’elles vont augmenter avec les changements climatiques», souligne Joanna Eyquem.

Cette dernière ajoute que la Ville d’Ottawa pourrait en faire davantage pour informer ses résidents de ce qu’ils peuvent faire pour protéger leur résidence des inondations.

L’étude du Centre Intact de l’Université de Waterloo a également permis de démontrer que la capitale fédérale est bien préparée en ce qui concerne la protection d’infrastructures essentielles, comme celles de télécommunications et d’électricité.