Une étude de sept sites appartenant à la Ville (vacants ou accueillant des édifices municipaux) a établi que le 557, rue Wellington, situé près des plaines LeBreton, s'est avéré le site « préféré » au coût de 86 millions $ pour la Ville.

Premier pas vers la nouvelle biblio à Ottawa

À l'heure actuelle, la seule certitude quant à l'avenir de la future bibliothèque municipale centrale d'Ottawa est qu'un nouvel immeuble de 132 000 pieds carrés sera éventuellement construit dans les environs du centre-ville. Le site exact de l'édifice et le modèle utilisé pour financer le projet restent toujours à être déterminés.
Le conseil d'administration de la Bibliothèque publique d'Ottawa (BPO) a donné son aval, mardi soir, à un rapport étoffé sur le sort de la succursale.
« Nous entamons un grand processus », s'est réjoui Tim Tierney, président du conseil d'administration et élu dans Beacon Hill-Cyrville.
Toutefois, plusieurs citoyens se sont présentés pour pester contre l'emplacement privilégié cité dans le rapport. Une étude de sept sites appartenant à la Ville (vacants ou accueillant des édifices municipaux) a établi que le 557, rue Wellington, situé près des plaines LeBreton, s'est avéré le site « préféré » au coût de 86 millions $ pour la Ville.
Or M. Tierney et la directrice générale de la BPO, Danielle McDonald, ont dû rappeler à maintes reprises que ce site avait été choisi à titre de paramètre fictif seulement. « C'est pour des raisons de comparaisons avec d'autres alternatives éventuelles », a tenté de rassurer Mme McDonald.
Cette dernière n'a cependant pas caché son intérêt pour le site.
« Je l'ai visité et le site a du potentiel. La vue est splendide et le site pourrait favoriser des projets à l'ouest de la ville. »
Accessibilité
Quelques citoyens apeurés ont remis en question mardi l'accessibilité de cet emplacement, de même que sa distance du centre-ville d'Ottawa, le site « ciblé » étant situé à l'ouest de l'avenue Bronson.
La question d'entreprendre le projet en prônant un modèle de financement axé sur des partenariats public-privé (PPP), comme l'avait suggéré le maire Jim Watson en campagne électorale l'an dernier, a également été source d'inquiétude hier.
À cet effet, la représentante nationale du syndicat CUPE, qui représente des employés de la BPO, a émis certaines réserves.
« Il ne faut pas se limiter avec un tel modèle et limiter ses options financières », a signalé Susan Arab.
Encore une fois, M. Tierney s'est montré rassurant. « Nous sommes ouverts à toute possibilité. Nous n'avons pas choisi de modèle. Nous voulons seulement déclencher le projet. »
Néanmoins, la conseillère dans Somerset, Catherine McKenney, a poussé la discussion un peu plus loin en demandant si des projets de construction de nouvelles bibliothèques avaient connu un succès avec un PPP. « Il faudra vous revenir », a répondu Mme McDonald, ne sachant pas la réponse.
Au bout du compte, et pour éviter toute confusion, le conseil d'administration a adopté une motion précisant que ni le choix de site ni le modèle de financement n'avaient été déterminés. Ces étapes devraient suivre en 2016, a précisé M. Tierney.
« Nous sommes environ à 12 mois de telles décisions. »
Le conseil municipal doit adopter les recommandations du conseil d'administration le 8 juillet.