Le maire d'Ottawa, Jim Watson.

Postes Canada: Watson se montre inquiet

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, se dit préoccupé avec la décision du gouvernement fédéral de mettre fin à la livraison du courrier à domicile au profit de boîtes aux lettres communautaires.
À son avis, certains des plus anciens quartiers de la municipalité ne pourront accueillir de telles structures.
«Les quartiers plus établis n'ont pas été conçus pour permettre l'aménagement de boîtes postales communes imposantes. Ce n'est pas clair où elles iront, et qui s'occupera de leur entretien ni de leur coût», a-t-il fait savoir.
Il soutient aussi qu'une telle initiative implique plusieurs conséquences, notamment financières, quant au maintien des futurs sites. Qui paiera pour entretenir le site, tant à l'hiver qu'à l'été?   Qui le protégera de vandalisme ? Qui devient responsable en cas d'une blessure à la suite d'une chute? évoque-t-il.  À cet effet, il a demandé au personnel de la Ville de se pencher sur ses questions.
«Plusieurs résidents, dont les aînés tout particulièrement, m'ont exprimé leurs inquiétudes quand à la réduction proposée des services», exprime-t-il.
M. Watson craint aussi une plus grande pollution dans les rues de quartier en raison d'une accumulation du courrier non désirable jeté sur les lieux.  Par le passé, la Ville d'Ottawa s'est butée à un non catégorique de Postes Canada pour l'ajout de boîtes de recyclage, là où les boîtes aux lettres communautaires existent déjà, avance-t-il.
À l'aube de la rentrée sur la colline parlementaire, le maire Watson a même dénoncé l'hypocrisie des députés fédéraux dimanche soir via son compte Twitter. « Je me demande si les sénateurs et les députés abandonneront leurs privilèges avant qu'ils suppriment le service postal aux résidents, a-t-il questionné.
Rappelons que les politiciens fédéraux profitent de plusieurs avantages aux frais des contribuables. Ces derniers peuvent transmettre leurs correspondances partisanes aux résidents de leur circonscription gratuitement par exemple.
«Ça me frustre quand les politiciens prônent la retenue, mais qu'ils ne le pratiquent pas!», avait-il ajouté plus tard en soirée.
Le maire Watson entend discuter d'un plan d'action avec ses collègues du Caucus des maires des grandes villes en février.
«J'espère que le gouvernement du Canada pourrait mettre ses compressions en veilleuse et prendre le temps nécessaire pour consulter avec les municipalités ainsi que les communautés qui seront touchées par ces changements. »