Le conseil d’administration de la CCN doit tenir une téléconférence jeudi pour discuter de ce dernier rebondissement dans le dossier des plaines LeBreton.

Plaines LeBreton: pas d'entente entre Melnyk et Trinity

Le conflit entre le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, et l’un de ses partenaires pour le développement des plaines LeBreton n’a pu être réglé avant la date limite imposée par la Commission de la capitale nationale (CCN).

Le juge Warren Winkler qui agissait à titre de médiateur dans ce dossier a informé la CCN qu’il n’y aurait pas de résolution à l’amiable du conflit dans le consortium RendezVous LeBreton, retenu pour le développement des plaines LeBreton au centre-ville d’Ottawa.

Mardi, le ministre du Patrimoine canadien — responsable de la CCN —, Pablo Rodriguez, insistait : le 28 février est la date limite pour une entente entre les partenaires du groupe RendezVous LeBreton.

«La Commission a été très claire, a dit M. Rodriguez mardi. Il n’y aura pas de prolongation au-delà du 28 février.»

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Melnyk dévasté

Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, Eugene Melnyk maintient sa position et accuse John Ruddy d’être responsable de la débâcle de leur projet de développement pour les plaines.

«Ce rêve a été retardé et mis de côté par les actions malheureuses de partenaires qui ne voulaient pas répondre aux préoccupations que nous avions soulevées de manière proactive et transparente à la CCN, au maire, à la ville d’Ottawa et au public, au sujet des répercussions des aménagements adjacents, ainsi que les lacunes du modèle économique pour la viabilité de RendezVous LeBreton»

Dans cette déclaration écrite, le propriétaire des Sénateurs se dit dévasté que ce projet prenne fin de cette façon, mais soutient que l’organisation est «déterminée et engagée à explorer d’autres alternatives dans des emplacements centraux pouvant accueillir un lieu de rassemblement de calibre international».

Le fondateur de Trinity Development, John Ruddy, et le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk

Quelle suite pour le projet ?

En janvier, la CCN avait accordé un délai supplémentaire à RendezVous LeBreton pour que le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, et le fondateur de Trinity Development, John Ruddy, puissent se réconcilier. Les deux hommes avaient intenté une poursuite contre l’autre.

M. Melnyk réclamait 700 millions $ à M. Ruddy, tandis qu’il demandait à obtenir 1 milliard $ du propriétaire des Sénateurs.

La CCN espérait ainsi que les retards au développement des plaines LeBreton soient moins importants en laissant une dernière chance à RendezVous LeBreton.

«Pour l’instant, c’est important de laisser le temps de trouver une solution entre les trois intervenants. C’est une bonne chose de voir que le différend pourrait être réglé et peut-être proposer quelque chose de stable et durable pour l’avenir», affirmait le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson, en janvier dernier.

Le conseil d’administration de la CCN doit tenir une téléconférence jeudi pour discuter de ce dernier rebondissement dans le dossier des plaines LeBreton. 

La prochaine réunion du c.a. aura lieu le 7 mars et permettra de «mettre au point les éléments d’un nouveau processus de réaménagement futur des plaines LeBreton», selon un communiqué de la CCN.

Avec La Presse canadienne