Plaines LeBreton: la CCN croit avoir rattrapé le temps perdu

La Commission de la capitale nationale (CCN) estime avoir rattrapé le retard causé par l’annulation du projet RendezVous LeBreton, en mars dernier.

« On est au même timeline maintenant qu’on aurait été avant [avec RendezVous LeBreton], affirme le premier dirigeant de la CCN, Tobi Nussbaum. C’est une priorité du conseil d’administration d’avancer très rapidement, de façon efficace. »

Le président du conseil d’administration, Marc Seaman, a indiqué durant une réunion publique mardi matin que la CCN s’est fixé des échéanciers ambitieux.

Après une nouvelle série de consultations en novembre, un plan directeur doit être présenté au conseil d’administration de la CCN en décembre, pour être soumis à un examen par le conseil municipal d’Ottawa durant l’été 2020. Si ces étapes se déroulent au rythme prévu, les mises en chantier devraient commencer en 2021 ou en 2022.

Le premier dirigeant de la CCN, Tobi Nussbaum

Désir du public

Rappelons que RendezVous LeBreton a été exclue du projet de développement des plaines LeBreton après un conflit public entre les principaux partenaires du consortium : le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, et le président de Trinity Development, John Ruddy.

La CCN a alors décidé de revoir son approche et de morceler les 24 hectares à développer plutôt que confier l’ensemble du développement à un seul groupe.

Avant de lancer les différents appels d’offres pour ces différents terrains, la CCN en est à préparer un plan directeur pour le développement des plaines LeBreton. Ce processus a commencé en juin avec une grande consultation publique et un sondage en ligne.

Selon le résumé des consultations préparé par des employés de la CCN, la plupart des participants « ont mis l’accent sur la communauté, notant qu’ils aimeraient voir un aménagement à usage mixte et à échelle humaine ».

La majorité des gens consultés souhaitent toujours qu’un « espace événementiel majeur » fasse partie du développement. Un amphithéâtre pouvant accueillir une équipe sportive professionnelle et des spectacles de grande envergure demeure une option prisée, mais les participants ont également proposé développer un musée, un théâtre, un jardin zoologique ou encore un parc aquatique urbain sur les plaines LeBreton.

Mardi matin, Tobi Nussbaum a indiqué qu’il n’avait pas eu d’interactions avec la direction des Sénateurs d’Ottawa depuis un bon moment, tout en précisant qu’il demeure ouvert à prévoir un espace pour un nouvel aréna pouvant héberger la franchise.

« On veut débuter à développer les plaines, mais les opportunités seront là pour développer quelque chose de central, ajoute Marc Seaman. 55 acres, c’est très gros. Si l’opportunité nous est présentée [de construire un amphithéâtre], c’est certain que le conseil d’administration serait encouragé par ça. »