Le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson, croit que les promoteurs pourront s’entendre dans le projet du développement des plaines LeBreton.

Plaines LeBreton: «Faut laisser le temps de trouver une solution»

Peu importe l’issue de la médiation de la dernière chance entre les deux partenaires du groupe RendezVous LeBreton, qui ont jusqu’au 28 février pour en venir à une entente, la Commission de la capitale nationale (CCN) est prête à aller de l’avant dans l’épineux dossier du réaménagement des plaines LeBreton.

«Pour l’instant, c’est important de laisser le temps de trouver une solution entre les trois intervenants. C’est une bonne chose de voir que le différend pourrait être réglé et peut-être proposer quelque chose de stable et durable pour l’avenir», a affirmé le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson.

Ce dernier soutient cependant que la CCN est prête à aller de l’avant avec cet important projet de développement et qu’advenant que les parties n’en viennent pas à un accord, la Société d’État ne sera pas prise au dépourvu et a d’autres options dans sa manche.

Les prochaines étapes incluront des consultations publiques, précise-t-il.

Selon M. Kristmanson, le projet a fait d’immenses pas vers l’avant même si rien ne paraît concrètement aux yeux de la population.

Le président du conseil de la CCN, Marc Seaman, s’est de son côté contenté «des progrès significatifs» ont été faits dans le projet de réaménagement des plaines LeBreton, malgré les difficultés et les rebondissements des derniers mois.

En novembre dernier, le groupe Capital Sports Management, piloté par le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa Eugene Melnyk, a annoncé qu’il entamait une poursuite de 700 millions $ contre Trinity Development, son partenaire dans le projet.

En décembre, celui-ci, avec à sa tête l’homme d’affaires John Ruddy, a répliqué en déposant une poursuite d’un milliard$.

Devant cette situation, la CCN a annoncé quelques jours avant Noël qu’elle abandonnait l’entente avec le groupe RendezVous LeBreton, mais le tout est depuis en suspens puisque les deux entreprises à couteaux tirés ont s’accepter de participer à une médiation.

C’est l’ex-juge Warren Winkler qui dirige le processus.