En 2016, DCDLS avait présenté sa vision du développement des plaines LeBreton.

Plaines LeBreton: DCDLS est toujours intéressé

Peu importe ce qui adviendra du projet RendezVous LeBreton piloté par le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, DCDLS – l’autre consortium dans la course en 2016 pour mener le développement des plaines LeBreton – se dit prêt à prendre les rênes du projet.

Dans les dernières semaines, la Commission de la capitale nationale (CCN) a accordé une période de grâce de deux mois à RendezVous LeBreton en raison d’un conflit entre les deux principaux partenaires de ce consortium.

Il s’agirait d’une offre de la dernière chance pour ce groupe mené par M. Melnyk qui a rapidement lancé une poursuite de 700 millions $ contre le Trinity Development Group Inc. (TDGI) qu’il accuse d’« énormes conflits d’intérêts » en raison du développement de trois tours d’habitation sur la rue Albert, près des plaines LeBreton.

Dès l’annonce de l’ultime délai accordé à RendezVous LeBreton, le groupe DCDLS – qui compte parmi ses partenaires de riches hommes d’affaires comme André Desmarais et Guy Laliberté – a été inondé de questions concernant leur intérêt, deux ans plus tard, pour le développement des terrains hautement stratégiques au centre-ville d’Ottawa. Le consortium a décidé de répondre aux nombreuses questions, lundi matin, en diffusant un communiqué de presse.

« Depuis que le maire [d’Ottawa Jim Watson] a fait sa sortie en disant “They have to get their act together”, le téléphone a commencé à sonner », affirme le président de Devcore, Jean-Pierre Poulin.

Et l’amphithéâtre dans tout ça ?

Le projet LeBreton Ré-Imaginé de DCDLS élaboré en 2016 prévoyait plusieurs infrastructures d’animation comme un musée des communications canadiennes, un planétarium, un abri d’orchestre et, comme RendezVous LeBreton, un amphithéâtre capable d’accommoder une formation de la Ligue nationale de hockey.


« Il n’y a personne qui voudrait construire un aréna sans avoir d’équipe de la Ligue nationale. »
Jean Pierre-Poulin, président de Devcore

M. Poulin soutient que les plans de son consortium ont nécessairement changé depuis que la CCN a choisi de travailler avec Eugene Melnyk et ses partenaires. DCDLS incluait par exemple la bibliothèque centrale dans son concept, mais la Ville d’Ottawa a depuis choisi un autre emplacement pour déménager sa bibliothèque.

« Notre approche, c’est vraiment de voir où ils sont maintenant, la CCN et la Ville d’Ottawa, avec tout ce qui a été fait sur le site à l’heure actuelle. Ça ne serait pas notre objectif de prendre le projet et d’aller de l’avant avec toutes les composantes de notre projet d’origine », soutient le président de Devcore, Jean-Pierre Poulin, ajoutant que de recommencer à zéro impliquerait un autre retard significatif dans le développement du projet.

Ce qui ne change pas, c’est que DCDLS prévoit toujours réserver un espace pour un aréna, près de la station Bayview du train léger. Cependant, ce consortium n’en serait pas le principal développeur et proposerait plutôt un partenariat à M. Melnyk pour que les Sénateurs puissent déménager au centre-ville.

« On ne pouvait pas faire un projet de cette ampleur sans avoir notre sport national implanté solidement dans le projet, explique Jean-Pierre Poulin. Pour être bien franc, il n’y a personne qui voudrait construire un aréna sans avoir d’équipe de la Ligue nationale, sans être propriétaire d’une équipe. Il y a une expérience avec le Centre Vidéotron à Québec, ça doit coûter plusieurs dizaines de millions $ en pertes chaque année. »

Est-ce que des partenaires de DCDLS, comme André Desmarais et Guy Laliberté, pourraient être des acheteurs potentiels pour les Sénateurs ? 

Le président de Devcore répond simplement que Eugene Melnyk a toujours affirmé publiquement que son équipe n’est pas à vendre. Il indique vouloir respecter la volonté du propriétaire de l’équipe et préfère donc éviter les spéculations.