Phase 2 du train léger: Watson très optimiste d'obtenir du financement provincial

Le maire d’Ottawa Jim Watson ressort confiant de sa rencontre mardi à Queen’s Park avec le premier ministre Doug Ford au sujet de la phase 2 du train léger sur rail (TLR), affirmant que le principal intéressé lui a fait savoir qu’une annonce de la province est à prévoir sous peu.

« J’ai eu une très bonne réunion avec le premier ministre Ford au sujet des enjeux qu’on a soulevé. Dans quelques semaines, il aura une annonce très positive à faire pour la Ville d’Ottawa. Le premier ministre, comme je l’ai déjà dit dans le passé, m’a dit à plusieurs reprises qu’il était favorable à la réalisation de la phase 2 du train léger », a-t-il lancé en mêlée de presse.

La contribution requise du gouvernement provincial s’élève à 1,2 milliard $, soit un peu plus du quart de la facture totale du projet, qui a explosé et est désormais évaluée à près de 4,7 milliards $, selon ce que l’administration municipale a annoncé la semaine dernière. 

M. Watson répète que malgré cette hausse marquée des coûts, qui en fait sourciller certains, la concrétisation de la seconde phase est primordiale pour la capitale nationale.

À LIRE AUSSI: La phase 2 du train léger coûtera 1,2 milliard$ de plus

>>> Des élus inquiets des risques financiers

« Je pense que c’est vraiment essentiel qu’on aille de l’avant avec l’étape 2, car avec seulement 12 km de trajet pour la première étape, c’est insuffisant. […] Tu ne peux pas avoir la phase 1 sans la phase 2. C’est simple : il faut aller d’est en ouest et du nord au sud. La majorité des gens à qui je parle comprennent que dans un marché de la construction en effervescence, il va normalement y avoir un ajustement à la hausse des coûts », affirme-t-il, spécifiant avoir comme philosophie que les choses doivent se faire en entier. 

Sans l’assurance d’un financement provincial, a-t-il ajouté, les pelles mécaniques ne pourront assurément pas s’activer autour des futurs rails.

Selon la Ville d’Ottawa, à terme, 77 % des résidents habiteront à cinq kilomètres ou moins des rails du train léger. 

Le maire soutient qu’il serait « étrange » de reporter la réalisation de cette seconde phase puisque cela serait signifierait nécessairement un nouvel accroissement du coût. Il affirme d’ailleurs avoir sensibilisé le cabinet du premier ministre Ford au fait que des milliers de travailleurs qualifiés ont œuvré sur le projet de la Ligne de la Confédération, stimulant ainsi l’économie de la région. Cette main-d’œuvre pourra maintenant contribuer à la prochaine étape, a-t-il dit.

Le maire d’Ottawa se dit conscient que si la mise en service de la Ligne de la Confédération n’avait pas été retardée à trois reprises depuis le printemps 2018, la crédibilité de la demande de financement pourrait être accrue. Mais la capitale n’est pas différente des autres villes, selon lui.

« Je vous mets au défi de trouver n’importe quel projet de transport en Amérique du Nord, si ce n’est dans le monde, qui est mis en service à la date exacte prévue sept ans auparavant avec le coût exact qui avait été annoncé », dit-il, se disant toujours confiant que les clés du train léger puissent être remises à la Ville à la fin mars.

Le nouvel échéancier établi par la Ville prévoit que la ligne Trillium sera opérationnelle en 2022 et se rendra jusqu’à Riverside Sud en plus de comprendre un lien vers l’aéroport. 

Le prolongement vers l’est de la Ligne de la Confédération jusqu’au chemin Trim devra attendre à 2024 et la prolongation vers l’ouest au chemin Moodie ne sera sur les rails qu’en 2025.

Une fois ouvertes, les deux lignes compteront 64 km de rails, 41 stations, 85 véhicules et trois centres d’entretien et d’entreposage.