La conseillère Diane Deans fait partie de ceux qui ont monté le ton mercredi matin, déclarant que les élus avaient rien de moins que «le fusil sur la tempe».

Phase 2 du train léger: «On a un fusil sur la tempe»

Un groupe de conseillers d’Ottawa a tenté de gagner du temps pour étudier le contrat de la phase 2 du train léger. Selon eux, la décision nécessite un délai plus long pour prendre une décision éclairée.

La motion déposée par Catherine McKenney a été rejetée à 6 contre 16. Cette dernière estime qu’un délai de trois semaines pour voter sur le projet de 4,7 milliards de dollars aurait permis de répondre à plusieurs questions sans réponses.

« Il y a énormément de renseignements qui circulent et je crois que trois semaines de plus ce serait prudent. Nous prenons notre rôle au sérieux quand vient le temps d’approuver un projet de 4 G$. Je demande aux collègues d’y penser sérieusement », a-t-elle déclaré devant ses homologues.

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Un tel délai viendrait mettre en jeu le travail accompli dans l’élaboration des contrats avec les soumissionnaires, a déclaré l’avocat Geoffrey Gilbert. 

« Le projet sera mis en danger. Ça pourrait coûter des dizaines de millions de dollars [de reporter le vote] », a-t-il ajouté.

De plus, le transfert de paiement avec la province ne sera pas possible si les élus ne prennent pas une décision, a indiqué Chris Swail, le directeur de planification de l’O-Train. 

Plusieurs élus ont vociféré leur opinion et n’ont pas caché leur frustration face au court laps de temps dont ils bénéficient pour prendre une décision. 

La conseillère du quartier Gloucester-Southgate, Diane Deans, fait partie de ceux qui ont monté le ton, déclarant que les élus n’avaient rien de moins que « le fusil sur la tempe ».

« Je ne pense pas que le ciel va nous tomber sur la tête si on attend encore un peu, on devrait avoir encore plus de temps par respect pour les contribuables. […] Pourquoi avez-vous exclu le conseil et le public de l’équation ? Vous n’avez pas fait votre travail et avez manqué de temps. Vous n’avez pas eu le temps d’avoir la liste des coûts qu’on aurait pu économiser, ça m’inquiète. Il y a énormément d’hypothèses qui sont faites, beaucoup d’inconnu, de risques et de questions laissées en suspens », s’est-elle exclamée.

Son collègue, Scott Moffatt juge que ses homologues profitent de la situation pour faire un « spectacle » devant les médias et le public.

« Si vous ne faites pas confiance au personnel municipal, vous ne faites pas confiance au directeur général Steve Kanellakos, lance M. Moffatt sans cacher son exaspération. Vous devez passer de la parole aux actes et proposer une motion pour le démettre de ses fonctions si vous ne faites pas confiance au travail fait sur la phase 2 ! »

L’élue de Gloucester-Nepean-Sud, Carol Anne Meehan, soutient qu’elle « appuie à 100 % » la phase 2 du train léger, car son quartier dépendra beaucoup de cette infrastructure, mais aurait elle aussi apprécié obtenir un délai supplémentaire de trois semaines avant de prendre une décision. 

De son côté, le conseiller et président du Comité des transports, Stephen Blais, croit que la Ville ne doit pas risquer de faire tomber le projet à l’eau ou de voir la facture grimper de plusieurs milliers de dollars en retardant le processus.

Son collègue, Scott Moffatt juge que ses homologues profitent de la situation pour faire un « spectacle » devant les médias et le public.

« Si vous ne faites pas confiance au personnel municipal, vous ne faites pas confiance au directeur général Steve Kanellakos, lance M. Moffatt sans cacher son exaspération. Vous devez passer de la parole aux actes et proposer une motion pour le démettre de ses fonctions si vous ne faites pas confiance au travail fait sur la phase 2 ! »