Le directeur général de la Ville d'Ottawa, Steve Kanellakos, a répondu aux questions sur le train léger, mercredi.

Phase 2 du O-Train: le DG de la Ville rassurant

Alors que la haute direction de la Ville d’Ottawa tente de rassurer tout le monde, des élus continuent de poser des questions sur l’octroi du contrat pour le prolongement de la Ligne Trillium de l’O-Train à SNC-Lavalin.

Le directeur général de la municipalité, Steve Kanellakos, a répondu aux questions des journalistes mercredi après la réunion du conseil municipal. 

Rappelons que des documents rendus publics par la Ville la semaine dernière révélaient que l’équipe d’évaluation technique formée par la municipalité avait recommandé unanimement d’écarter la soumission de SNC-Lavalin du processus d’approvisionnement de la phase 2 du train léger.

«Il y a de la subjectivité dans un tel processus, souligne M. Kanellakos. La réalité, c’est que des centaines de personnes rencontrent leurs experts pour évaluer leur design, comment ils s’y prennent, quelles sont leurs méthodes et est-ce qu’ils vont faire le travail d’une façon qui est alignée avec leur évaluation des coûts, de façon à éviter qu’ils aient le plus bas prix, mais qu’ils ne puissent livrer ce qu’ils promettent.»

Steve Kanellakos

«Le vérificateur général m’a déjà dit, et je pense que c’est important : "Pouvez-vous imaginer si vous les aviez exclus parce que leur score technique est 3 ou 4 points sous le seuil fixé, mais qu’ils nous auraient permis d’économiser des centaines de millions de dollars ? Qu’est-ce que les contribuables auraient dit ?", ajoute le directeur général de la Ville d’Ottawa. Au bout du compte, nous étions satisfaits qu’ils atteignent les exigences techniques pour faire le travail.»

Élus non rassurés

Les conseillers Shawn Menard et Riley Brockington écoutaient attentivement les réponses de Steve Kanellakos aux questions des journalistes. 

M. Brockington a réitéré que plusieurs membres du conseil municipal voteraient différemment qu’ils ne l’ont fait en mars 2019 s’ils le pouvaient.

«La haute direction de la Ville avait de l’information disponible il y a neuf mois lorsqu’on débattait à savoir si on devait octroyer ou non ce contrat pour la phase 2 du train léger à laquelle nous n’avons pas eu accès», insiste le conseiller du quartier Rivière.

M. Menard a quant à lui déposé une motion pour que la Ville déclenche une enquête externe sur le choix du processus d’approvisionnement choisi par la municipalité pour la phase 2 de l’O-Train.

«Le processus que nous avons suivi est très rare. Nous ne sommes pas allés avec Infrastructures Ontario et à l’extérieur de nos propres règlements en matière d’approvisionnement. Nous avons choisi une formule de pouvoirs délégués que le vérificateur général a décrite comme étant inappropriés», soutient le conseiller du quartier Capitale.

Shawn Menard a également demandé aux services municipaux de fournir une estimation des coûts qui seraient engendrés par une résiliation du contrat de 30 ans avec Rideau Transit Maintenance pour l’entretien de la Ligne de la Confédération.

«On va en savoir davantage sur ce que ça impliquerait et combien ça coûterait de résilier le contrat et de ramener l’entretien de la Ligne de la Confédération au sein de l’appareil municipal. C’est l’information dont nous avons besoin pour prendre une décision éclairée», affirme M. Menard.