Le groupe Balance Orléans aimerait accueillir davantage de services gouvernementaux. Ainsi sa population ne devrait plus s’expatrier quotidiennement pour gagner sa vie.

Peu d’emplois fédéraux à Orléans

Orléans réclame sa part des emplois fédéraux disponibles dans la région de la capitale fédérale. Avec moins de 1 % des emplois fédéraux de la région qui ont pignon sur rue sur le territoire d’Orléans, ce dernier s’estime lésé et victime de préjudice.

Orléans est actuellement le siège d’à peine une cinquantaine d’emplois du gouvernement fédéral alors que près de 134 000 emplois fédéraux sont saupoudrés ici et là dans la région d’Ottawa-Gatineau. Pour les acteurs économiques et politiques d’Orléans, il est temps que tout cela change.

Un groupe de travail vient donc d’être formé pour mettre un terme à cette saignée des emplois qui échappent toujours à Orléans. La nouvelle équipe porte le nom de Balance Orléans. Elle est formée de plusieurs joueurs de la communauté politique et d’affaires d’Orléans et d’Ottawa, notamment la Zone d’amélioration commerciale d’Orléans (BIA), les Chambres de commerce d’Orléans et d’Ottawa, la Caisse Populaire Trillium, des commerçants et l’adjoint au maire et conseiller municipal, Bob Monette, entre autres.

Bon dernier
Pourtant, Orléans, estiment ses défenseurs, dispose de grandes qualités : elle affiche notamment la concentration la plus élevée de citoyens bilingues et instruits à Ottawa, assurent-ils.

Jointe par Le Droit, la coprésidente et directrice générale de la Zone d’amélioration commerciale d’Orléans (BIA), Jasmine Brown, explique que Kanata et Bayshore sont des communautés de l’ouest comparables à Orléans ; elles abritent 13 110 emplois fédéraux ; Orléans : moins de 50.

Le groupe de travail Balance Orléans, qui a fait parvenir un communiqué aux médias, vendredi, dénonce aussi un exode quotidien de ses travailleurs vers le centre d’Ottawa qui partent ainsi vers leurs lieux de travail. On estime qu’Orléans se vide de plus de 80 % ses travailleurs, chaque jour, contre seulement 20 % d’intrants.

Bref, Orléans demeure une banlieue de main-d’œuvre active à l’économie passive. Il fournit du sang à un corps étranger.

Le groupe Balance Orléans espère donc inverser cette réalité et accueillir des services gouvernementaux qui permettront ainsi à sa population de cesser de s’expatrier quotidiennement pour gagner sa vie.

Petit train va loin
L’avènement d’un nouveau train léger sur rail (TLR) en 2022, qui comprendra quatre arrêts à Orléans, incite ses leaders à monter dès maintenant aux barricades pour maximiser l’achalandage du TLR en créant des emplois du gouvernement fédéral à Orléans. Les membres du groupe de travail Balance Orléans craignent en effet que le nouveau train léger sur rail soit vide à Orléans, sauf aux heures de pointe.

Dans le communiqué de presse émis vendredi, l’adjoint au maire et conseiller municipal, Bob Monette, parle même de « préjugés » du gouvernement fédéral envers Orléans.

« En tant que bâtisseur communautaire de longue date, j’ai vu Orléans être exclu de tout plan de croissance du gouvernement fédéral dans l’histoire de la ville », rapporte sur le communiqué Doug Feltmate, membre du groupe de travail et restaurateur.