Les maires d’Ottawa, Jim Watson, et de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se rendront à Washington dans le cadre d’un important forum sur la radicalisation.

Pedneaud-Jobin plaidera pour l’ALÉNA à Washington

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, fera ce qu’il peut, mercredi, à Washington, pour convaincre des maires des États-Unis de faire reculer le président Trump qui donne de plus en plus de signaux de sa volonté d’abolir l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

M. Pedneaud-Jobin sera alors de passage dans la capitale américaine dans le cadre d’un important forum sur la radicalisation. Des maires des grandes villes du Canada, des États-Unis, de l’Angleterre et de l’Allemagne seront réunis pour discuter des façons de lutter contre les discours haineux et la radicalisation. « C’est un des objectifs de ce voyage organisé par la Fédération canadienne des municipalités, mais on va profiter aussi de l’accès à des maires de partout aux États-Unis pour parler des impacts d’une chute éventuelle de l’ALÉNA », a indiqué le maire de Gatineau. 

M. Pedneaud-Jobin rappelle que l’économie des États-Unis, du Canada, du Québec et celle de Gatineau sont très intégrées. Ce dernier a précisé que certains secteurs craignent vivement une telle décision de la part des Américains. 

« Par exemple, ce qui se dessine dans l’industrie du papier (imposition de droits compensatoires) est pour nous catastrophique, sinon dangereux pour des entreprises comme Kruger, Résolu et Papier Masson, a noté le maire de Gatineau. Ce sont des entreprises qui vont voir le coût de leurs produits augmenter quand elles vont exporter aux États-Unis. Les Américains vont un peu vite et ne réfléchissent pas à l’ensemble des impacts dans l’ensemble de leur économie. Il faut qu’ils disent à leur président d’y penser comme il faut parce que ce n’est pas juste à nous ici que ça va coûter plus cher. Il y aura des retombées chez eux aussi. Les prix vont augmenter partout. »

Watson parlera de l’attentat d’octobre 2014

Le maire Jim Watson fera une allocution mercredi à Washington pour parler de l’intervention d’urgence et la stratégie antiterroriste déployées lors de l’attentat perpétré sur la colline parlementaire le 22 octobre 2014.

De passage comme son homologue gatinois dans la capitale américaine pour participer à la 86e Conférence des maires des États-Unis, il abordera ces tristes événements en marge de l’atelier Strong Cities, chapeauté par le réseau mondial Strong Cities et le German Marshall Fund of the United States. Il prévoit partager son approche sur la façon dont les instances municipales peuvent travailler avec la communauté pour contrer la menace de l’extrémisme violent. 

En plus des maires d’Ottawa et de Gatineau, les maires de cinq autres villes canadiennes ont été invités par le département d’État et l’ambassade des États-Unis à Ottawa. Il s’agit de Régis Labeaume (Québec), Don Iveson (Edmonton), Drew Dilkens (Windsor), Matt Brown (London) et Charlie Clark (Saskatoon). 

Le maire d’Ottawa participera aussi au lancement du Groupe de travail contre la haine en partenariat public-privé.

M. Watson profitera également de son passage dans la capitale américaine pour s’entretenir avec l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, ainsi qu’avec la représentante de l’Ontario à l’ambassade canadienne, Monique Smith. Il compte aborder avec eux le renforcement des liens économiques entre les deux capitales situées à 900 km l’une de l’autre.