OC Transpo espère dévoiler le train léger «au cours de l'été».

Pas de nouvelle date de lancement pour le train léger

Sans spécifier de date précise, la Ville d’Ottawa a confiance que le train léger sur rail soit livré avant le 30 juin. Les 13 stations de la Ligne de la Confédération sont prêtes, mais des inquiétudes ont été soulevées quant à la flotte de 34 trains.

Si le consortium Groupe de transport Rideau (RTG) respecte l’échéancier « la date de lancement se fera au cours de l’été », a confié le directeur général d’OC Transpo John Manconi, vendredi lors de sa mise à jour mensuelle.

Une fois les clés de la Ligne de la Confédération en main, la Ville aura besoin de trois à quatre semaines pour effecteur des tests en prévision d’un lancement pour le grand public. La municipalité estime que 240 000 personnes monteront à bord du train lors de la première journée d’opération.

« Je pense que c’est positif. Toutes les stations sont prêtes maintenant, se réjouit le maire Jim Watson. La compagnie a aussi donné l’avis d’achèvement substantiel. C’est au tour des personnes responsables de la sécurité de déterminer si c’est prêt ou non, mais je pense qu’on a eu une présentation très positive. »

Selon M. Manconi les 34 véhicules connaissent des « problèmes normaux ». 

Par exemple, la porte coulissante d’un wagon ne fonctionne pas, sans donner plus de détails sur les problématiques.

« Ce n’est rien de majeur. Les gens que j’ai fait venir pour évaluer les véhicules trouvent que ce n’est rien de grave. Ce sont toutes des choses normales. C’est une question de temps, de focalisation et d’attention au détail », explique-t-il rappelant que c’est RTG qui détient le contrat pour les trains Alstom Citadis Spirit.

Le DG du transporteur public précise qu’il n’y a pas de problème avec le système de train léger, outre ceux liés aux véhicules. Si la question des trains peut être réglée, l’objectif de remettre les clés avant la fin du mois de juin est envisageable.

« S’ils respectent la date, on aura un lancement pendant l’été », ajoute M. Manconi.

De son côté, la conseillère Diane Deans demeure sceptique quant à la mise en service prochaine du projet évalué à 2,1 milliards $.

« Personnellement, mon niveau de confiance n’est pas très élevé pour que le service soit opérationnel avant la fête du Canada, ce qui était le but il y a quelques mois. Je pense que ça va prendre un peu plus de temps », confie la conseillère de Gloucester-Southgate ajoutant que RTG n’a toujours pas fourni de nouvelle date de livraison.

Le consortium responsable des travaux a soumis un avis d’achèvement substantiel des travaux et un certificateur indépendant évalue si les conditions sont respectées. 

Une décision doit être rendue d’ici lundi prochain. Une fois cette étape franchie, les tests de mise en fonctionnement de 12 jours consécutifs pourront débuter. 

Si l’achèvement substantiel des travaux est bel et bien complété, le consortium recevra un paiement de 59 millions $.

Rappelons que la Ville n’a pas versé d’argent à RTG depuis près d’un an.

L’échéancier initial prévoyait la livraison du projet le 24 mai 2018. Le date au calendrier a ensuite été repoussée au 2 novembre. 

Finalement, le consortium a indiqué qu’il serait en mesure d’exécuter les travaux avant le 31 mars, mais un troisième retard a été enregistré.