La ministre des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton
La ministre des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton

Paramédics d'Ottawa: des soins de longue durée à la maison

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Le Service des paramédics d’Ottawa pourra accroître son programme de soins communautaires pour des patients en attente d’une place dans un foyer de soins de longue durée grâce à un financement du gouvernement provincial.

«C’est un important pas en avant pour répondre aux besoins de notre population vieillissante et pour l’aide qu’on leur apporte à la maison, aussi longtemps qu’ils le peuvent», soutient la ministre des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton.

«Vous l’avez probablement déjà entendu, mais notre réseau de foyers de soins de longue durée était rempli à 99% avant d’entrer dans cette période dévastatrice de la COVID-19. Nous avions plus de 38 000 personnes sur une liste d’attente. Entre 2015 et 2019, cette liste d’attente s’est allongée de plus 11 000 personnes», ajoute Mme Fullerton.

La province a annoncé un financement de 5 millions $ étendu sur quelques années pour financer l’embauche de paramédics dans cinq régions ontariennes qui adhèrent déjà au programme de paramédecine communautaire.


« Vous l’avez probablement déjà entendu, mais notre réseau de foyers de soins de longue durée était rempli à 99% avant d’entrer dans cette période dévastatrice de la COVID-19. »
Merrilee Fullerton

Plus de 2000 aînés d’Ottawa qui sont en attente d’une place en foyer de soins de longue durée recevront des visites régulières de la part de paramédics pour recevoir des soins réguliers. Ces professionnels de la santé auront également accès à du matériel à la fine pointe de la technologie pour suivre à distance l’état de santé de leurs patients.

«Si la pression sanguine augmente significativement par exemple, ça peut mettre le patient à risque d’une crise cardiaque ou d’autres problèmes de santé grave. Ils sont donc capables d’intervenir et identifier ce qui a changé avec ce patient et les assister avec tout ce qui relève de leur champ de compétences sur une base non urgente et, potentiellement, diminuer le besoin d’une visite à l’hôpital», explique la ministre des Soins de longue durée.