Le entreprises de prêts sur salaire qui pullulent sur le chemin Montréal, dans le secteur Vanier, sont dans la mire du conseil municipal d’Ottawa. Entre autre chose, les élus veulent en limiter le nombre.

Ottawa veut limiter le nombre d'entreprises de prêts sur salaires

La Ville d’Ottawa donne le mandat aux employés municipaux d’étudier les options qui permettraient de limiter le nombre d’entreprises de prêts sur salaires sur son territoire.

« Ces magasins sont situés dans les quartiers qui ont un défi avec la pauvreté. C’est vraiment un problème pour certains quartiers d’avoir 10-15 magasins de prêts sur salaires sur la même rue. Leur taux d’intérêt est incroyable et les personnes qui sont pauvres utilisent ces commerces et ce n’est pas bon pour leur situation », estime le maire Jim Watson.

En raison des droits acquis, la Ville n’a pas le pouvoir de forcer les commerces qui sont déjà en activité de fermer boutique. 

Les employés municipaux tenteront de trouver un moyen de limiter leur prolifération, que ce soit par une mesure permettant de restreindre le nombre de commerces de prêts sur salaire ou de limiter leur concentration.

À l’heure actuelle, 55 établissements comme les Money Mart, Cash Money, Western Union et compagnie ont pignon sur les rues de la ville. Ils se retrouvent en majorité sur le boulevard St-Joseph, le chemin Montréal et la rue Bank,

« L’objectif, c’est de ne plus en avoir, mais comment on le fait de façon légale ?, questionne Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier. Va falloir être créatif. »

Pouvoir aux Villes

La province a donné davantage de pouvoir aux villes afin d’encadrer la prolifération des entreprises d’avance de fonds. Mais avant d’y parvenir, la Ville doit revoir son règlement de zonage.

Un plan d’action devrait être présenté au nouveau conseil en 2019. 

Entre temps, certains conseillers espèrent que des mesures intérimaires seront mises en place, même si les employés municipaux déconseillent cette pratique.