Peter Sloly, chef du Service de police d’Ottawa

Ottawa: tous les meurtres de 2019 élucidés

Les douze meurtres commis jusqu’à présent cette année à Ottawa ont été élucidés par la police avec des arrestations et le dépôt d’accusations dans chaque dossier.

C’est ce qu’a révélé le chef du Service de police d’Ottawa, Peter Sloly, dans le rapport verbal qu’il a présenté lundi à la Commission de services policiers d’Ottawa, tout en soulignant que les agents de premières lignes continuent d’enquêter et d’incarcérer des criminels armés et dangereux.

Depuis le début de l’année, 62 armes à feu ont été saisies par les policiers d’Ottawa, a-t-il aussi mentionné.

L’attentat contre un homme dans un terrain de stationnement d’un gym dans le secteur Nepean la semaine dernière constituait la 68e fusillade de 2019 sur le territoire de la ville.

« C’était un rappel voulant que nous devons continuer à faire notre travail avec nos partenaires et maintenir l’attention sur la violence armée et dans nos rues. Et, encore plus important, il faut en identifier les causes fondamentales », a expliqué le chef Sloly, qui a d’ailleurs demandé au chef adjoint Steve Bell de commencer à travailler avec la Ville et ses partenaires communautaires pour développer une approche encore plus globale pour réduire la violence dans les rues et pour accroître la sécurité des communautés.

Les enquêteurs de la police d’Ottawa doivent encore faire la lumière sur cinq des 16 homicides de 2018.

Des organismes économiques du marché By et de la Petite Italie ont plaidé lundi devant la Commission pour le retour de la police de quartier dans leur secteur respectif en raison de la croissance de la violence.

Les directrices générales des zones d’amélioration commerciale (ZAC) du marché By et de la Petite Italie auraient d’ailleurs bien voulu que leurs quartiers soient été choisis cet été pour le projet pilote de patrouilles de quartier. Trois secteurs à grande criminalité, soit Vanier/Overbrook, Carlington/Caldwell et Heron Gate/Ottawa Sud ont cependant été sélectionnés.

Jasna Jennings, directrice générale de la ZAC du marché By, a déploré l’absence de patrouilleurs exclusivement dédiés au secteur chaque jour et ce, à longueur d’année, en raison de l’achalandage, des refuges pour itinérants et des sites d’injection supervisée.

« Nous avons besoin d’agents de liaison qui savent qui est qui puisqu’il y a une variété de personnages, et être familiers avec eux est essentiel », a notamment argumenté Mme Jennings.

Lori Mellor, directrice générale de la ZAC de l’avenue Preston, a fait état au cours des derniers jours « d’une hausse alarmante des crimes dans le quartier » avec, en particulier, des vols dans des voitures de clients.

« Certains nous disent qu’ils ne reviendront plus sur la rue Preston parce que ça n’est plus sécuritaire », a déploré Mme Mellor.

Le chef adjoint Bell a dit comprendre les inquiétudes des gens d’affaires et a précisé que la police devra s’assurer de considérer les particularités de ces secteurs lorsque d’autres ressources seront déployées.