Le cannabis sera légal au Canada à compter du 17 octobre prochain.

Ottawa se dotera d’un « plan cannabis »

Les membres du conseil municipal d’Ottawa ont franchi un pas de plus pour préparer la municipalité à la légalisation de la marijuana. Le personnel a reçu la directive de préparer les consultations sur le cannabis afin de fournir les renseignements essentiels aux prochains élus qui siégeront après l’élection du 22 octobre.

Le nouveau conseil municipal aura peu de temps pour prendre des décisions sur le modèle de vente au détail. Le cannabis sera légal dès le 17 octobre et les commerces privés de vente au détail pourront ouvrir le 1er avril selon le modèle envisagé par la province.

«Il y a plus de questions que de réponses en ce moment et c’est la raison pour laquelle on a donné la direction au personnel d’obtenir des réponses de la province. On ne sait pas si en ce moment c’est possible de contrôler la localisation des magasins par règlement de zonage, cite en exemple le maire Jim Watson. On a quelques mois pour trouver des réponses et donner des recommandations au nouveau conseil qui siégera en décembre.»

Le personnel aura comme mission, entre autres, de préparer différentes options de consultations pour obtenir les commentaires du public. De plus, il devra présenter des commentaires au gouvernement provincial lors des consultations sur le nouveau modèle de vente au détail, notamment en ce qui concerne le zonage, les outils d’application de la loi et la délivrance des permis. 

Le personnel de la Ville devra préparer une analyse des répercussions des options de retrait offertes aux municipalités pour établir si elles sont réalisables et réalistes sur le plan opérationnel. Le gouvernement progressiste-conservateur a indiqué que les villes auront un délai pour décider si elles veulent interdire les établissements de vente au détail de cannabis sur leur territoire.

De son côté, le maire Watson soulève des inquiétudes quant au nombre de commerces permis dans un secteur. 

«Je ne veux pas qu’on voie 10 commerces ouvrir sur la rue Rideau par exemple. La Ville doit être en mesure de s’assurer qu’une zone ne sera pas saturée», souligne-t-il.

De son côté, le conseiller Mathieu Fleury souhaite s’assurer que le processus ne viendra pas légitimer les commerces illégaux existants aux quatre coins de la ville. 

«J’ai été critique ces dernières années envers la police d’Ottawa en disant qu’ils n’en faisaient pas assez pour fermer le magasin et saisir le stock. C’est à la province de répondre et de dire pourquoi la police d’Ottawa et les autres corps policiers en province n’ont pas eu le succès devant la cour provinciale», estime le conseiller du quartier Rideau-Vanier.