Peter Tilley, directeur général de la Mission d'Ottawa, accueille favorablement l'annonce de la députée d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers.

Ottawa s'attaque à l'itinérance

Un peu plus de 148 millions $ seront injectés à Ottawa d'ici 2020 afin de lutter contre l'itinérance. La somme provient d'un fonds provincial de 632 millions $ alloué pour venir en aide aux familles afin qu'elles conservent leur logement.
« C'est de la prévention auprès des sans-abris. Ça permet à la fois d'éviter que les gens se retrouvent dans la rue et de les mettre dans des logements avec des services pour qu'ils soient appuyés dans cette nouvelle forme d'autonomie. Des fois ce n'est pas facile de gérer son propre logement », soutient la députée d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers.
L'argent octroyé par l'Ontario permettra d'assurer une aide financière d'urgence afin d'éviter l'expulsion, d'offrir des logements à long terme et des logements de transition en plus de fournir des logements avec des services de soutien pour aider les personnes ayant des besoins particuliers.
« Les refuges, comme la Mission d'Ottawa, font tellement plus qu'offrir un lit et de la nourriture. Nous offrons des services au niveau de l'emploi par exemple, soutient Peter Tilley, directeur général de la Mission d'Ottawa. Une grosse partie de ce que nous faisons et dont nous sommes fiers c'est d'aider les gens à sortir de la rue. »
Pas de nouveaux logements en vue
Les municipalités détermineront l'endroit où l'argent sera injecté afin de mettre fin à l'itinérance. L'aide financière pourrait être investie dans une panoplie de services comme la santé mentale, la toxicomanie ou encore le service à l'emploi, soutient le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury. Les organismes devront soumettre une requête à la municipalité afin d'obtenir une partie de l'argent.
« L'attribution de ces fonds-là c'est au niveau opérationnel et non au niveau de la capitalisation donc il n'y aura pas de nouveau logement en tant que tel, soutient M. Fleury. Cependant, ça enlève une pression financière à la Ville sur certains volets au niveau des services sociaux, donc on pourrait redistribuer nos pochettes d'argent pour bâtir des logements. » 
Trois clientèles sont directement ciblées à Ottawa, celles des jeunes de moins de 20 ans, les autochtones et les toxicomanes. 
On estime qu'environ 1100 personnes couchent chaque soir dans des refuges à Ottawa. Il y a trois ans, environ 500 d'entre elles étaient des sans-abris chroniques et ce chiffre a chuté à près de 200 aujourd'hui. 
« On est bien équipé à Ottawa pour gérer nos problèmes, estime M. Fleury. Un des facteurs qu'on ne contrôle pas, c'est la dynamique 'grande ville'. Quand un service est coupé à Gatineau par exemple, les gens viennent à  Ottawa. C'est la même chose quand ça arrive à Hawkesbury ou Brockville. On incite les gens à aller dans la grande ville et c'est là qu'on ajoute des points de pression à Ottawa. »