Le conseiller Stephen Blais a dévoilé aux médias le nouvel équipement qui servira à nettoyer les trottoirs d’Ottawa cet hiver.

Ottawa prête pour l’hiver

Les premiers flocons ne sont pas encore tombés, mais avec novembre qui se pointe le bout du nez, la Ville d’Ottawa termine les derniers préparatifs pour ses opérations de déneigement.

Après certaines difficultés l’hiver dernier -- qui ont suscité de nombreuses plaintes de la part du public —, la nouvelle directrice du service des routes et des stationnements de la municipalité, Laila Gibbons, soutient qu’une attention particulière sera portée aux trottoirs et aux sentiers.

« Nous avons entendu les plaintes de l’an passé et nous avons un plan pour enlever la glace sur les trottoirs et nous assurer que les trottoirs sont sécuritaires pour ceux qui les utilisent », affirme Mme Gibbons.

Une bonne nouvelle pour le déblaiement des trottoirs est que deux projets pilotes de l’hiver dernier ont offert des résultats intéressants. La Ville ajoute six brise-glace, portant à 10 sa flotte actuelle. Cet outil rotatif muni de lames métalliques et fixé à l’avant des tracteurs qui servent à dégager les trottoirs sert, comme son nom l’indique, à briser la glace après qu’un cocktail de neige et de pluie ait durci sur les trottoirs.

De nouvelles lames fixées plus lourdes et plus robustes fixées sur les grattes de trottoirs continueront également d’être utilisées au cours des prochains mois.

« Si la glace commence à s’accumuler, cette lame la brise et la pousse sur les côtés du trottoir », explique Laila Gibbons.

Outre les six nouveaux brise-glace, la Ville d’Ottawa n’ajoute pas de nouveaux équipements à sa flotte pour l’entretien des trottoirs. Ceci dit, la directrice du service responsable du déneigement souligne les heures durant lesquelles des effectifs sont affectés au déblaiement des trottoirs sont élargies, ce qui accroît l’utilisation de chaque appareil.

« Comme nous offrons maintenant le service 24/7, nous ne voulons pas acheter trop d’équipement pour régler le problème et en avoir trop en notre possession », soutient Laila Gibbons.

Cette dernière ajoute que l’importance de multiplier les efforts pour nettoyer les infrastructures piétonnes est accrue par la grande transformation du service de transport en commun. Les usagers doivent marcher de plus longues distances et plus souvent pour se rendre à leur destination, notamment de leur station de l’O-Train à leur lieu de travail.

Outre les six nouveaux brise-glace, la Ville d’Ottawa n’ajoute pas de nouveaux équipements à sa flotte pour l’entretien des trottoirs.

« En ce qui concerne le réseau de trottoirs qui nous mènent aux arrêts et aux stations du train léger, nous avons eu des discussions avec nos collègues responsables du transport en commun pour bien planifier le déneigement autour de ces zones », explique Mme Gibbons qui précise que son service n’est pas responsable de déneiger le circuit du train léger.

À noter que les standards de qualité du service n’ont pas changé à Ottawa. On s’attend à ce que les routes, les pistes cyclables et les trottoirs du centre-ville soient dégagés quatre heures après la fin d’une chute de neige de 2,5 cm et que la plupart des trottoirs de la ville le soient 16 heures après une accumulation de neige de 5 cm.

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Les hivers extrêmes, la nouvelle norme ?

Malgré un dernier hiver pénible par moments, la Ville d’Ottawa ne prévoit pas d’importantes modifications à son service pour la prochaine saison froide. Des changements importants pourraient toutefois venir avant 2022, annonce le président du Comité des transports, Stephen Blais.

Les services municipaux ont reçu un mandat à deux volets au printemps pour améliorer le déneigement à court et à long terme, explique le conseiller Blais.

La directrice du service des routes et des stationnements de la municipalité, Laila Gibbons, s’est penchée sur les façons d’optimiser l’utilisation des ressources actuelles au cours de l’été. Les résultats de cet exercice seront présentés au Comité des transports à la mi-novembre.

« En même temps, l’équipe a commencé une révision plus large avec une comparaison avec d’autres villes pour regarder nos standards, souligne Stephen Blais. Est-ce que les changements climatiques ont un impact ? Quel est le budget nécessaire ? On doit recevoir un rapport avant la fin du mandat pour évaluer si ces standards doivent changer. »

Le président du Comité des transports croit que la Ville ne doit pas réagir trop promptement après un hiver exceptionnel en augmentant le budget du déneigement. Il croit que cela ferait en sorte de « geler des fonds » pour le déneigement qui pourraient servir à d’autres initiatives importantes pour la municipalité.

Les fonds alloués au déneigement pour 2020 seront officiellement connus après l’adoption du budget, mais M. Blais soutient que ça devrait être d’environ 78 millions $.

« Typiquement, on utilise une moyenne de 10 ans pour se préparer pour l’hiver. Certainement, l’année passée et d’autres années récentes, on a eu des changements énormes dans les moyennes et c’est un élément de l’étude qu’on fait pour évaluer nos standards pour évaluer si des changements plus grands doivent être faits pour le futur », conclut le conseiller de Cumberland.