Personne ne pourra posséder plus de cinq permis de garderies subventionnées, totalisant plus de 300 places subventionnées.

Ottawa mettra de l'ordre dans ses garderies

Une nouvelle réforme pour améliorer la desserte de places subventionnées en garderie n'attend que le feu vert du conseil municipal d'Ottawa pour aller de l'avant.
Le comité des services communautaires et de protection a accepté le plan établi par les fonctionnaires en services sociaux, jeudi matin, en réponse à divers changements effectués par la province, grand banquier des divers programmes, pour venir en aide aux familles. La pratique actuelle, un peu pêle-mêle, laisse souvent les parents sur le qui-vive quant à la disponibilité de places subventionnée en garderie.
«Nous sommes dans une période de transition, note Aaron Burry, directeur général des Services sociaux et communautaires à la Ville. Dorénavant, les subventions suivront les enfants au lieu d'être dirigées vers les agences de garde.»
Pour l'heure, les parents doivent attendre l'ouverture d'une place en garderie pour savoir s'ils sont admissibles à une aide financière. Le nouveau système fera en sorte qu'ils connaîtront leur sort avant d'être inscrits sur la liste d'attente.
Plus de 27000 places subventionnées sont offertes dans 333 services de garde agréés et 17 services de garde en milieu familial agréés. Près de 13000 enfants sont actuellement inscrits sur la liste d'attente et 5112 d'entre eux ont besoin d'une subvention. La demande ne cesse de croître d'ailleurs, car en 2010, quelque 2000 familles nécessitaient une aide financière.
Clarifier les listes d'attente
Le plan élaboré par la Ville d'Ottawa vise aussi à débroussailler les listes d'attentes et donner priorité à certains enfants.
Une liste de critères a été établie. En tête de liste figurent les enfants qui doivent fuir à une situation de violence. La situation financière d'une famille figure aussi dans cette liste.
«Ça ne fonctionne pas comme cela, en ce moment», a indiqué M. Burry.
L'objectif premier demeure de préserver les programmes et les services dans les quartiers où ces services sont insuffisants.
Le privé veut sa part
La directrice générale de Brown Bear Day Care, un service de garde privé dans l'ouest de la ville, a rappelé aux élus qu'il ne faut pas exclure les garderies du secteur privé quand vient le temps d'attribuer des places subventionnées. «Je veux m'assurer que le choix premier des parents demeure intact, a signalé Tamara Brown. [...] Je ne pense pas qu'il soit approprié qu'on leur retire cette option.»
Règle générale, la municipalité fait affaire avec des services de garde à but non lucratif. En l'absence de tels services dans un quartier, la Ville signe parfois des ententes pour offrir des places subventionnées avec des pourvoyeurs du secteur privé.